Belgique Zemmour : "Je ne comprends pas comment vos autorités ont laissé filer leur pays".

Régulièrement invité pour parler et/ou dédicacer ses livres, pour des conférences qui font toujours le plein, Éric Zemmour apprécie notre pays. "J’ai toujours aimé la spontanéité des Belges. Quand j’étais petit (il vivait à Drancy en banlieue parisienne), je suis entré en contact avec votre pays via les chansons de Jacques Brel. Avec sa poésie, sa gouaille et son intelligence, il se moquait gentiment de son pays. J’adore venir ici car il y a encore moyen de tenir d’authentiques discussions, même si elles sont animées, avec un climat sain. Il n’y a pas ici l’arrogance typiquement française."

Un lien d’amitié qui ne l’empêche pas de porter un regard acerbe sur notre royaume et son avenir. "La Belgique, comme la France, est un pays en voie de disparition. Outre votre problème communautaire qui va rejaillir un jour ou l’autre, je ne comprends pas comment vos autorités ont laissé filer leur pays. C’est pire qu’en France. Quand on déambule dans certains quartiers de Bruxelles notamment, ce n’est plus la Belgique. C’est un autre pays. N’importe quelle population qui devient majoritaire impose son mode de vie. Mais le politiquement correct va aussi vous tuer. À moins que vous ne réagissiez comme le font les peuples de l’Est. Eux ne veulent pas mourir et le crient haut et fort. L’Ouest aurait beaucoup à apprendre de l’Est. Moi, je vis toujours dans l’Empire de Napoléon. Les Belges, ce sont des Français. Même les Flamands, qui parlaient français à l’époque, comme la bourgeoisie gantoise."

Lors des attentats aveugles qui ont frappé Paris en novembre 2015, suivis de ceux qui ont fait couler le sang à l’aéroport de Zaventem et dans le métro bruxellois, Éric Zemmour y est "allé au bazooka" en stigmatisant une commune. Personne n’a oublié son célèbre : " Il faut bombarder Molenbeek."

Il jette un œil dans le rétro… "La phrase avait été retirée de son contexte. À l’époque, la France allait bombarder des coins de Syrie pour combattre Daech. J’ai simplement dit que, si nous bombardions la Syrie, il fallait également bombarder Molenbeek mais aussi tous ces endroits où l’islamisme prospère. En France, il y a des dizaines de Molenbeek."