Belgique

Une panne d'électricité survenue ce mercredi matin, chez Belgocontrol, a entraîné la fermeture de l'espace aérien belge jusqu'en fin d'après-midi. Rien qu'à Zaventem, 130 avions ont été annulés ou déviés.

La panne d'électricité chez le contrôleur aérien Belgocontrol a affecté 25.000 passagers à l'aéroport de Zaventem, a indiqué mercredi soir Anke Fransen, porte-parole de Brussels Airport. Selon elle, quelque 200 vols ont été annulés et une trentaine d'autres ont été déviés. À Charleroi, 20 vols ont été annulés au total, impactant quelque 10.000 passagers bloqués soit à Charleroi, soit à l'étranger.

L'espace aérien belge a été fermé entre 09h30 et 14h00 mercredi, à la suite d'une panne électrique survenue auprès du contrôleur aérien Belgocontrol. Le trafic aérien a repris progressivement à partir de 14 heures, d'abord à 20% et désormais à 47% de sa capacité.

Des annulations et retards sont encore attendus jeudi.

L'espace aérien belge a été rouvert partiellement à 14h, entrainant la reprise d'environ 20% du trafic, a estimé le contrôleur aérien Belgocontrol. "Belgocontrol a redémarré ses systèmes, ce qui veut dire que le trafic aérien va reprendre progressivement", note le service presse d'Eurocontrol.

Il faudra encore attendre avant de voir des avions décoller des différents aéroports. En principe, la priorité est donnée aux avions en vol qui doivent passer par la Belgique, et ensuite aux avions qui doivent atterrir. Les avions qui souhaitent décoller sont 3es sur la liste, en fonction de la capacité, explique Belgocontrol. L'organe de contrôle aérien européen Eurocontrol décide de l'ordre de priorité.

L'objectif est de ramener le trafic aérien à sa capacité normale de manière progressive.

La panne survenue auprès de Belgocontrol mercredi matin et qui a entrainé la fermeture de l'espace aérien aurait été causée par une surcharge sur le système électrique. Ce système électrique a été rétabli partiellement.

Un premier vol a pu décoller de l'aéroport de Zaventem après la fermeture de l'espace aérien belge en raison d'une panne électrique chez Belgocontrol durant plusieurs heures mercredi. Un avion a décollé en direction de Newark aux États-Unis, a indiqué Brussels Airport sur Twitter. L'aéroport attend une reprise graduelle du trafic. Sur le tableau du hall des départs, les mots "embarquement" et "dernier appel" apparaissent. Certains avions ont également atterri, selon le site de l'aéroport.


La situation à Liège et Charleroi

L'aéroport de Liège a été relativement peu impacté par la fermeture de l'espace aérien. En tout, deux vols ont été supprimés. Un vol BMI en provenance et en direction de Munich et un vol VLM vers Venise. Le trafic de Jetair entre Liège et Ibiza semble reprendre, puisqu'un avion va atterrir à Liège pour ensuite repartir avec des passagers vers l'île espagnole. "C'est encore du cas par cas, mais nous espérons que le trafic se rétablira petit à petit", confie Christian Delcourt, porte-parole de Liège Airport. La situation est particulièrement problématique pour le pôle cargo, puisque de nombreux vols TNT doivent atterrir dans la nuit de mercredi à jeudi pour repartir le jeudi matin.

À Charleroi, les opérations reprennent également. Le premier avion a décollé à 14h35. En tout, 20 vols ont été annulés, impactant quelque 10.000 passagers bloqués soit à Charleroi, soit à l'étranger.


Le centre de contrôle militaire, Belga Radar, a en partie pris la relève des civils

Les contrôleurs aériens militaires ont fourni mercredi matin une assistance à leurs homologues civils de Belgocontrol après la fermeture de l'espace aérien belge en raison d'une panne électrique survenue au centre national de contrôle aérien (Canac), a-t-on appris de source militaire. C'est le centre de contrôle du trafic aérien (ATCC) militaire de Gavere-Semmerzake (Flandre orientale) - alias "Belga Radar" - qui s'est chargé de la "déconfliction" des vols civils, afin d'éviter des collisions aériennes, et de guider le déroutement de certains appareils vers des aéroports étrangers, a-t-on expliqué de même source.

Ce centre dispose de capacités, mais moindres que celle de Belgocontrol.

Le nombre de mouvements aériens s'est fortement réduit après que l'organisme civil eut conseillé à certaines compagnies d'annuler leurs vols à destination de Bruxelles.

On explique de source militaire que la Défense se tient prête à fournir une assistance au secteur civil en cas de besoin, afin de ne pas compromettre la sécurité aérienne.

L'ATCC est en principe responsable du contrôle du seul trafic aérien militaire. Il assiste également les avions en détresse et intervient lors de recherches, grâce à l'un de ses détachements, le flight MDC, installé dans les locaux de Belgocontrol à Steenokkerzeel, dans l'enceinte de l'aéroport de Bruxelles-National. Le centre, installé au cœur des "Ardennes flamandes", au sud de Gand, et qui compte quelque 270 personnes, assure enfin la formation des contrôleurs aériens militaires.

Ce grave incident au centre Canac intervient alors que Belgocontrol et la Défense envisagent de coopérer le plus étroitement possible dans le domaine du contrôle aérien.


Entre 10.000 et 11.000 passagers touchés chez Brussels Airlines

La compagnie aérienne Brussels Airlines avait annulé mercredi midi 35 vols aller-retour à la suite de la panne technique chez Belgocontrol qui a entrainé la fermeture de l'espace aérien belge. Au total, entre 10.000 et 11.000 voyageurs sont concernés par l'incident, soit 40% des passagers ayant réservé un vol pour mercredi, indique le porte-parole de la compagnie Geert Sciot. Brussels Airlines a envoyé 50 membres du personnel supplémentaires à l'aéroport de Zaventem. "Notre priorité est d'étudier comment nous pourrons redémarrer le réseau le plus rapidement possible après la réouverture de l'espace aérien. Il s'agit aussi d'aider et d'informer au mieux les passagers", note le porte-parole. "Nous souhaitons donner la possibilité aux voyageurs de réserver sans frais un autre vol ou d'être remboursés."

Au total, 35 vols aller-retour (ou 70 vols individuels) ont été supprimés par la compagnie, dont deux long-courriers. "Pour l'instant, les autres longs-courriers sont en attente, nous avons demandé aux passagers de rester en 'stand-by'", note Geert Sciot. Selon lui, la panne est survenue à un moment très chargé pour l'aéroport de Zaventem, puisque 90% des vols long-courrier décollent entre 10h et 10h30. Sept vols ont été déviés vers des aéroports de pays voisins, les passagers rejoignant ensuite Bruxelles en bus.

Brussels Airlines a dépêché 50 travailleurs supplémentaires à l'aéroport de Zaventem afin d'accompagner les voyageurs, un chiffre qui pourra être revu au besoin.

Brussels Airport a fait savoir que 144 vols avaient été annulés et 31 déviés vers d'autres aéroports, mercredi midi.


Espace aérien fermé

L'espace aérien belge est fermé depuis 09h45 mercredi en raison d'une panne d'électricité chez Belgocontrol, ont indiqué cet organisme et Brussels Airport,. Aucun vol ne peut donc décoller ou atterrir dans tout le pays pour le moment.

"La circulation aérienne qui se trouvait déjà dans l'environnement immédiat de l'aéroport a pu atterrir. Nous sommes ensuite passé à une situation de 'clear of the sky'", explique Dominique Dehaene, porte-parole de Belgocontrol. Cela signifie que tout le trafic aérien volant à une altitude inférieure à 24.500 pieds est retiré de l'espace aérien belge jusqu'à ce que le problème soit résolu. On ignorait encore mercredi matin quand cela pourra être le cas.

"Aucun avion ne peut atterrir ou décoller pour le moment", confirme Anke Fransen de Brussels Airport. "Certains vols seront déviés dans la mesure du possible, les autres attendent actuellement en altitude de recevoir l'autorisation de se poser."

L'aéroport enregistre déjà un certain nombre de retards, mais on ignore encore quel sera l'impact réel de cette panne de courant à Brussels Airport.


De longues files d'attente aux comptoirs d'information de Brussels Airport

De nombreux passagers font la file mercredi midi aux comptoirs d'information de l'aéroport de Zaventem, souhaitant annuler leur voyage ou obtenir des informations sur les vols retardés ou annulés. Pour certains vols, le check in des bagages peut être effectué. Certains vols sont détournés vers les pays voisins, d'autres sont annulés ou retardés.


Tous les aéroports de Belgique sont concernés puisqu’il s’agit de l’espace aérien belge dans son ensemble. Rien ne décolle, rien n’atterrit.

Les voyageurs doivent se rendre auprès de la compagnie aérienne qui dot trouver une solution, soit via un autre aéroport soit via une solution autre.

Eurocontrol parlait de 17h30 à présent pour la réouverture de l’espace aérien. Apparemment, l’incident technique à la base de cette fermeture est a trouvé du côté de Belgo Control même et non d’un chantier en cours sur le tarmac de l’aéroport de Bruxelles-National.


Ryanair supprime douze vols

La compagnie aérienne Ryanair a annulé douze vols à la suite de la panne d'électricité chez Belgocontrol, indique mercredi son site internet. Les aéroports de Zaventem et de Charleroi sont concernés. D'autres vols sont déviés vers Lille, Eindhoven ou Paris. Les clients sont informés par e-mail ou par sms, indique Ryanair.

La société demande aux voyageurs de garder son site internet à l'oeil, puisque les informations y seront mises à jour pendant la journée. Les passagers de vols annulés peuvent réserver un autre vol en ligne ou être remboursés.


A Anvers, on peut voler !

La panne électrique de Belgocontrol entraine certaines perturbations à Anvers, mais l'aéroport reste opérationnel. L'aéroport régional dispose des images radar et les avions peuvent voler à vue s'ils le souhaitent. "Un vol de VLM a été dévié vers Rotterdam et un avion en direction de Genève est en attente. Ce sont pour l'instant les seuls problèmes", explique Wim Verbist, commandant de l'aéroport.

L'aéroport reste donc opérationnel. "Nous disposons des images radar, malgré le fait que l'espace aérien supérieur soit fermé à cause des problèmes à Bruxelles. Les appareils peuvent atterrir 'à vue' à Anvers et décoller à plus basse altitude. Ils peuvent voler ainsi jusqu'aux Pays-Bas. Ils sont ensuite repris par le contrôle aérien néerlandais", poursuit-il.

La décision de voler à vue (visual flight rules) est prise par la compagnie aérienne, selon le commandant.


"Avec les pénuries de personnel, les systèmes ne sont pas bien entretenus"

Le responsable syndical Kurt Callaerts (CSC Transcom) lie le problème de Belgocontrol au plan d'économies instauré il y a trois ans au sein de l'organe de contrôle aérien. Il pointe le manque d'investissements et un problème de maintenance dû à une pénurie de personnel. "Il y a trois ans, un plan d'économies européen a été instauré. 3,5% doivent être économisés chaque année. La Belgique est le seul pays à avoir appliqué cette mesure", indique Kurt Callaerts. "Cela a entraîné de grosses lacunes auprès des services techniques et de maintenance". Il aurait appelé la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant pour tirer des enseignements. Les suites du plan européen (appelé "plan de performances") pour les cinq prochaines années sont actuellement à l'étude.