Belgique

La famille de l'homme de 64 ans estime que la victime est décédée après avoir respiré les émanations toxiques et qu'elle a été évacuée trop tard. De nouvelles particules toxiques viennent en outre d'être décelées sur place


WETTEREN La famille de la victime, décédée à la suite de l'explosion de wagons d'un train de marchandises à Wetteren, a déposé plainte avec constitution de partie civile auprès du juge d'instruction. "Il s'agit d'une plainte contre X sous la qualification d'homicide involontaire", a expliqué l'avocate Virginie Cottyn, du bureau d'avocats de Jef Vermassen.

La famille de l'homme de 64 ans estime que la victime est décédée après avoir respiré les émanations toxiques et qu'elle a été évacuée trop tard.

"Mes clients veulent savoir ce qui est arrivé à leur père. Nous déposons une plainte avec constitution de partie civile auprès du juge d'instruction. Il s'agit d'une plainte contre X sous la qualification d'homicide involontaire. Nous ne voulons pas montrer du doigt ceux qui ont commis la faute, c'est l'enquête qui devra le déterminer", a déclaré Virginie Cottyn.

Le gouverneur de Flandre orientale conteste que des fautes aient été commises, mais comprend que la famille souhaite obtenir toute la clarté sur les circonstances des faits.

"La famille m'a dit qu'elle n'avait rien à reprocher au centre de crise ou à mon intervention en tant que gouverneur. Mais quelqu'un est décédé et il y a des coupables autour de ça. Il veulent que ceux qui sont responsables de la faute puissent aussi être poursuivis", a indiqué Jan Briers.

Le parquet de Termonde n'a pas encore communiqué davantage sur l'autopsie pratiquée sur le corps de la victime.

Des particules toxiques à nouveau décelées lors des mesures

Des résultats de mesure défavorables ont encore été constatés lundi soir, lors du retour coordonné de riverains, dans plusieurs habitations situées dans la zone d'évacuation de la catastrophe de Wetteren. Les riverains concernés ne peuvent donc pas réintégrer leur maison pour y passer la nuit, indique la province de Flandre orientale.

A l'occasion du retour du groupe de riverains qui avaient été accueillis ces derniers jours dans leur famille et chez des amis, des particules toxiques ont à nouveau été mesurées dans plusieurs maisons situées dans les rues Scheldedreef, Scheldekaai et Aard.

"Par mesure de sécurité, les occupants de ces maisons ne pourront pas réintégrer leur habitation cette nuit. En cas de besoin, ils peuvent faire appel au centre d'accueil de nuit. Les personnes habitant ces rues et qui ont déjà réintégré leur maison peuvent y rester. Dans ces maisons, les résultats étaient bons. Pour elles, il n'y a donc aucun risque", selon le centre de coordination.

Le retour des autres habitants est dès lors retardé. "Les riverains qui en ce moment sont rassemblés au Christ-Roi ne pourront malheureusement pas encore passer la nuit dans leur maison. Ceux qui ne peuvent trouver un toit dans leur famille ou chez des amis, peuvent faire appel au centre d'accueil de nuit. Quant aux personnes qui ont été dispatchées depuis le Christ-Roi vers divers points de rassemblement, nous ferons de notre mieux pour les raccompagner encore ce soir chez elles. Mais là aussi, nous sommes tributaires des résultats des mesures dans leurs maisons respectives", ajoutent la province et la commune de Wetteren.

© La Dernière Heure 2013