Belgique

Pendant trente-ans, l’épouse du roi Baudouin allait partager ses joies mais aussi ses doutes, ses critiques, ses souffrances même sur l’évolution politique du pays mais contrairement à ce qu’affirmèrent de façon un brin caricaturale André Cools et François Perin, la Reine n’allait jamais influencer le roi Baudouin dans certaines de ses prises de décision. En tout cas, en aucune manière dans la plus difficile qu’il ait jamais prise, c’est-à-dire lorsqu’il refusa de signer la loi sur l’avortement, comme on le lira un peu plus loin.

Sur le plan privé, si son mariage fut synonyme d’une réelle fusion entre deux être exceptionnellement proches, la Reine se rendit aussi rapidement compte qu’elle ne connaîtrait jamais les joies de la maternité. Ce bonheur absolu lui fut refusé et elle finit par accepter avec toute la force de sa foi ce qui fut un terrible chemin de croix personnel. Suite à plusieurs fausses couches, il apparut en outre que la santé de la Reine pouvait être mise en péril. C’est pourquoi Baudouin et Fabiola finirent par se résoudre à accepter leur destinée et ils se plièrent aux ordres de la Faculté. Ce diagnostic terrible et injuste à leurs yeux rapprocha encore le couple. Un couple fusionnel dont attestaient les attentions qu’ils ne cessaient de se porter l’un à l’autre, si bien symbolisé par un dessin du caricaturiste Royer les montrant enlacés comme de jeunes amoureux qui se croient seuls au monde.

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