Belgique

L'activité de Belgocontrol se déroule de nouveau normalement vendredi matin.

Les problèmes techniques qui ont causé la fermeture de l'espace aérien belge durant une heure et demie jeudi ont été résolus et le retard a été rattrapé jeudi soir, précise le porte-parole de Belgocontrol Dominique Dehaene. Les problèmes concernaient le chargement des données de vol. Ils ont ralenti le système. Pour l'empêcher de tomber en panne, un redémarrage du système a été effectué. Durant ce redémarrage, la mesure "clear the sky" avait été opérée et aucun avion ne pouvait plus voler sous 7.500 mètres d'altitude. Les décollages et atterrissages étaient donc impossibles. Belgocontrol a ensuite examiné la meilleure solution pour les avions en vol. Certains appareils ont pu atterrir alors que d'autres ont dû se déplacer ou patienter.

"Nous recherchons la cause sous-jacente des problèmes mais vu la complexité du système cela demande du temps", explique encore le porte-parole.

Belgocontrol rappelle que la sécurité du trafic aérien n'a été menacée d'aucune manière.

"Nous voulons une explication du CEO" (syndicat)

"Nous allons demander un entretien avec Johan Decuyper, le CEO de Belgocontrol, afin d'avoir une explication sur le problème de jeudi", a indiqué vendredi Kurt Callaerts de l'ACV-Transcom (CSC-Transcom). Le syndicat demande cet entretien à la suite de problèmes techniques qui ont engendré la fermeture de l'espace aérien belge durant une heure et demie jeudi. Les problèmes ont été résolus, mais selon Kurt Callaerts, ils ne l'ont été que grâce à l'expertise des contrôleurs aériens et des techniciens qui ont pu éviter une catastrophe.

Les problèmes concernaient le chargement des données de vol. Ils ont ralenti le système. Pour l'empêcher de tomber en panne, un redémarrage du système a été effectué. Durant ce redémarrage, la mesure "clear the sky" avait été opérée et aucun avion ne pouvait plus voler sous 7.500 mètres d'altitude. Les décollages et atterrissages étaient donc impossibles. Belgocontrol a ensuite examiné la meilleure solution pour les avions en vol. Certains appareils ont pu atterrir alors que d'autres ont dû se déplacer ou patienter.

"Une entreprise comme Belgocontrol doit être capable de travailler sur un système stable", souligne M. Callaerts. "La sécurité doit primer mais ce n'est plus le cas. Ces dernières années, beaucoup d'expertise a été perdue en raison de mesures d'économie. Entretemps, des investissements ont été effectués mais ils n'ont pas toujours été menés à terme."

Selon M. Callaerts, une catastrophe a pu être évitée grâce à l'expertise des contrôleurs aériens et des techniciens. "Et cela malgré le sous-effectif structurel et une période très chargée."