Belgique

Au lendemain d'une sortie avec le gouvernement fédéral au festival électro Tomorrowland, le Premier ministre Charles Michel s'est rendu samedi, en famille, à la Foire agricole de Libramont, qui bat son plein depuis vendredi dans le centre de l'Ardenne. 

Accueilli sur le champ de foire peu avant 13 heures par le ministre wallon de l'Agriculture, René Collin, qui lui a offert un panier de produits wallons, Charles Michel a parcouru en toute décontraction les allées de la Foire, serrant une myriade de mains et acceptant de bon gré photos et autres "selfies" avec de nombreux visiteurs.

Charles Michel était entouré de sa compagne et de sa fille d'un an et demi, à laquelle il a fait découvrir "l'espace caresse" de la Foire, un endroit sécurisé qui permet aux enfants et leurs parents d'approcher et de caresser divers animaux de la ferme (poussins, lapins, chèvres, poulains...).

Mais le Premier ministre était aussi accompagné de plusieurs membres de sa famille politique puisque les ministres fédéraux Denis Ducarme (Agriculture) et Marie Christine Marghem (Environnement, Développement durable, Energie), pour le fédéral, et le nouveau ministre-président wallon, Willy Borsus, étaient présents aux côtés de Charles Michel.

L'attelage libéral s'est notamment arrêté aux stands de la coopérative laitière Faircoop, pour y déguster un verre de lait, aux stands de l'Association wallonne de l'élevage, des syndicats agricoles Fwa et Fugea, de l'association environnementaliste Natagora mais aussi au stand de l'entreprise Clarinval Constructions dont l'un des gérants n'est autre que le député-bourgmestre MR de Bièvres, David Clarinval.

Charles Michel a finalement quitté Libramont peu avant 16h, non sans avoir pu goûter à quelques produits du terroir au sein de l'espace convivial "Ardenne joyeuse".

Quant à Mme Marghem, elle a ensuite gagné Semel, le hameau de la commune de Neufchâteau situé à quelques encablures de Libramont, où se tient chaque année la "Petite foire", qui se profile comme une "alternative paysanne" à la "grande" Foire de Libramont.

© Belga
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Denis Ducarme par la mauvaise entrée

Quelques heures à peine après avoir prêté serment, le nouveau ministre fédéral de l'Agriculture, Denis Ducarme, a pu se frotter d'entrée de jeu avec la réalité de ses nouvelles compétences, samedi à la foire agricole de Libramont, considéré par d'aucuns comme le rendez-vous incontournable du monde agricole belge. A noter que comme le relaie L'Avenir, le ministre s'est perdu en arrivant sur la Foire ce matin. Il est arrivé par la mauvaise entrée sur le site. Résultat: il a fallu plusieurs coups de fil avant de le retrover au milieu de la Foire...

"On ne peut être mieux servi par le calendrier", a souri le tout nouveau ministre, dont le premier discours dans ses nouvelles fonctions a été donné en introduction à un colloque visant à souligner l'importance du rôle des agriculteurs dans le développement durable.

"Je suis ravi de me mettre au service de l'agriculture et des agriculteurs", a déclaré à l'agence Belga Denis Ducarme, dont les origines s'établissent dans le Hainaut, la province wallonne qui compte le plus d'exploitations agricoles, et plus précisément la Thudinie. "Quand on est issu d'une région comme la mienne, on mesure les défis de l'agriculture. Je revendique le fait d'être un rural. Depuis que je suis parlementaire, j'ai défendu la ruralité sur différents points", souligne le nouveau ministre, qui a succédé à Willy Borsus, lui-même devenu ministre-président wallon vendredi.

L'entrée en fonction de Denis Ducarme s'accompagne également d'une certaine charge émotionnelle puisque son père, Daniel Ducarme, décédé en 2010, a été en son temps ministre wallon de l'Agriculture (1985-1988). "C'est ainsi que j'ai notamment assisté à la création d'une autre foire agricole, en Thudinie. Mais il y a le temps, extrêmement court, de l'émotion, et puis quelques minutes plus tard, vous pensez aux responsabilités."

Le nouveau ministre fédéral de l'Agriculture, qui souligne la grande qualité des produits agricoles belges, rencontrera d'ailleurs, dès ce lundi à Libramont, l'ambassadeur du Japon, afin d'explorer les possibilités d'exportation vers le Pays du soleil levant.