Belgique

L'organisation de défense de l'environnement Greenpeace compte bien introduire un recours devant le Conseil d'Etat si le gouvernement ne fait pas procéder à une étude d'incidences et à une consultation publique avant de valider un arrêté royal sur le délicat sujet des déchets nucléaires hautement radioactifs. L'information figure vendredi dans les pages du Soir.

L'arrêté royal en question a récemment été validé par l'Ondraf, organisme fédéral chargé de gérer les déchets radioactifs, et doit encore passer par l'Agence de contrôle nucléaire (AFCN) avant que le gouvernement ne se prononce. Dans ce texte, l'Ondraf propose d'enfouir les milliers de mètres cubes de déchets "dans une installation loin en dessous de la surface", un "stockage géologique" sans autre précision, encore, sur le type de sol à privilégier. L'Ondraf estime qu'il n'est pas nécessaire d'opérer une nouvelle étude d'incidences sur la décision d'enfouissement, car une telle étude avait déjà été faite pour le "plan déchets" proposé (et refusé) en 2010. Greenpeace voit les choses différemment, et pointe que le projet de 2010, et l'étude qui y était associée, ne concernaient que l'enfouissement dans de l'argile de Boom, "ce qui ne concernait que 21 communes campinoises".