Belgique Les écoles francophones doivent parfois attendre jusqu’à trois ans pour retoucher les frais de transport qu’elles doivent avancer.

"C’est incroyable. Ce sont les écoles qui financent finalement la Communauté française, alors que cela devrait être le contraire. Au final, les sommes dont on parle sont très élevées et ne peuvent faire que continuer à augmenter. Dans le cas des deux écoles dont je m’occupe de gérer les finances, le total de l’arriéré pour l’année 2016 s’élève à 152.000 €", explique un comptable bruxellois effaré, au sujet des très importants retards de paiement de la fédération Wallonie-Bruxelles vis-à-vis des écoles francophones. Au final, les arriérés de paiement s’élèvent à l’heure actuelle à plus de six millions d’euros.

Depuis l’accord sectoriel 2009-2010, les enseignants et le reste des travailleurs du monde de l’enseignement peuvent se faire rembourser l’intégralité du prix de leur abonnement de transports en commun. La mesure, sociale et écologique, concerne l’ensemble des niveaux scolaires, que ce soit la maternelle ou l’enseignement supérieur. Le mécanisme de base est simple : les professeurs se font rembourser auprès de l’école dans les deux mois qui suivent l’achat du ticket ou de l’abonnement. Et l’école se fait ensuite rembourser par la fédération Wallonie-Bruxelles.