Belgique

La Sûreté de l'État garde un œil sur les groupements extrémistes de droite comme de gauche, assure le ministre de la Justice Koen Geens, dans une réponse parlementaire citée par les titres Sudpresse lundi.

Interrogé par le député socialiste Eric Thiébaut sur le nombre d'organisations extrémistes surveillées en Belgique la semaine dernière, suite à la fusillade raciste en Italie, le ministre Koen Geens a affirmé que "la Sûreté de l'État dispose d'une équipe 'extrémisme idéologique' qui suit de près l'extrême droite et l'extrême gauche". "L'extrême droite est toujours restée une priorité, notamment pour détecter des contre réactions possibles au terrorisme islamiste. La menace se situe dans les groupements extrémistes, mais également chez des acteurs isolés, plus difficilement traçables", a poursuivi le ministre. Selon le ministre, l'objectif actuel est d'étendre la banque de données commune 'Foreign Terrorists Fighters' (combattants terroristes étrangers, ndlr) en englobant celle des 'Homegrown Terrorists Fighters' (combattants terroristes intérieurs, ndlr), comprenant le terrorisme d'extrême gauche et d'extrême droite. Il explique enfin que la lutte contre l'extrémisme idéologique se base aussi sur de nombreux échanges internationaux, comme avec les pays limitrophes, mais aussi l'Italie, la Grèce ou les pays nordiques.