Belgique

La grève annoncée chez Ryanair, mercredi et jeudi, devrait toucher 23.500 passagers de et vers la Belgique: 16.500 à Charleroi et plus de 7.000 à Brussels Airport, a-t-on appris auprès des aéroports. A Charleroi, 48 vols (aller/retour) seront supprimés à chaque jour de grève. A Brussels Airport, 22 vols seront supprimés mercredi et 18 jeudi. Par ailleurs, d'autres vols pourraient être supprimés durant les grèves en cas de travailleurs volontaires insuffisants. Les syndicats de quatre pays européens dont la Belgique ont annoncé, voici deux semaines, une grève coordonnée pour le personnel de cabine. 

Les 25 et 26 juillet, ces travailleurs feront donc grève en Belgique, Portugal et Espagne. Les travailleurs italiens arrêteront le travail le 25 juillet uniquement. Le personnel veut de meilleures conditions de travail et une reconnaissance syndicale.

Il s'agit d'une première pour la compagnie aérienne à bas coûts, avare de commentaires. Ryanair est obligée de proposer une alternative aux passagers bloqués ou de leur rembourser leur(s) ticket(s). Comme l'annulation a été annoncée moins de deux semaines avant le départ, les passagers ont aussi droit à une compensation complémentaire de 250 à 600 euros en fonction de la distance.

Mais, Ryanair est peu loquace sur une éventuelle indemnisation. Selon l'organisation de défense des consommateurs Test-Achats, la compagnie évoque la "force majeure" dans sa communication vers les passagers alors qu'un arrêt de la Cour européenne de justice indique que cela ne peut être invoqué en cas de grève au sein de l'entreprise.

Toujours selon Test-Achats, des passagers n'ont pas encore reçu d'informations sur leur vol. "La communication ne fonctionne pas comme il se doit", souligne le porte-parole de TA, Jens Van Herp. "Nous avons, avec nos collègues portugais, espagnols et italiens, envoyé un courrier à Ryanair lui demandant, pour le 24 juillet à minuit au plus tard, la liste des vols qui seront supprimés".

Si Ryanair ne respecte pas les droits des passagers, Test-Achats prévoit d'aller en justice. "Mais rien n'a encore été décidé sur le type de procédure, action collective ou pas", précise le porte-parole.

Le ministre de l'Économie Kris Peeters a déjà demandé à l'Inspection économique de suivre l'affaire.

Selon le syndicat CNE, qui a lancé l'appel à la grève avec les autres syndicats, la mobilisation du personnel est importante. "Le personnel est plus que fatigué des conditions de travail difficiles et qui se dégradent et cela après plusieurs tentatives de conciliation avec la direction", explique le syndicat chrétien dans un communiqué.