Belgique

Des tensions ont éclaté mercredi matin autour du piquet de grève bloquant l'accès du personnel à la prison de Marche-en-Famenne, lorsque la police et la direction ont voulu faire entrer les agents qui souhaitaient travailler. 

En début de matinée, un huissier de justice s'est rendu à la prison de Marche-en-Famenne pour signifier une ordonnance levant le blocage dressé par les agents en grève. "C'était chaud, la situation s'est envenimée", explique un délégué syndical CSC présent sur place. "La police est intervenue pour forcer notre barrage." L'un des manifestants a été couché au sol par les forces de l'ordre et une gréviste explique avoir été bousculée par la police.

"Je comprends parfaitement le mouvement de grève, je n'ai pas de difficulté avec ça", a commenté Frédéric de Thier, directeur de la prison de Marche-en-Famenne, au micro de la RTBF. "Mais je suis profondément opposé au fait que l'on bloque l'entrée des gens qui veulent travailler. Le droit au travail est inaliénable."

Parmi la centaine de grévistes présents sur place se trouvaient des agents de Lantin, Paifve, Ypres, Arlon, Saint-Hubert et Andenne venus prêter main forte à leurs confrères de Marche-en-Famenne. Après avoir levé le blocage, les agents en grève ont pris la direction du centre-ville pour mener une opération escargot. "Nous étions excédés et nous sommes allés faire du bruit du côté du palais de justice et de l'hôtel de ville, avant de reprendre le chemin de la prison", poursuit un délégué CSC.

Le piquet installé à l'entrée de la prison visait uniquement à bloquer le personnel et non les familles des détenus, soulignent les grévistes. Les visites, encadrées par la police, ont repris pour la première fois depuis le début de la grève.