Belgique

Les syndicats réunis en front commun feront grève dans les services fédéraux le lundi 30 avril, afin de contester les réformes du gouvernement et du ministre de la Fonction publique Steven Vandeput (N-VA). 

Il ne s'agit que d'un "premier avertissement", d'autres actions devraient suivre dans les prochaines semaines. Les organisations syndicales appellent tous les fonctionnaires fédéraux à fermer leur service lundi. Des piquets de grève seront également organisés dans plusieurs régions. Les fonctionnaires dénoncent les nombreuses "attaques" du ministre contre la fonction publique fédérale, notamment le démantèlement de la nomination statutaire, l'introduction du travail intérimaire, la modification du régime des congés et la suppression du crédit maladie.

"Le taux de participation au mouvement sera important, des agents ont même supprimé leur congé pour se déclarer en grève", annonce Silvana Bossio, secrétaire nationale CSC Services publics. "Le bilan du ministre est quasiment nul et il veut maintenant avancer au pas de charge pour faire passer ses réformes." Les syndicats jugent la méthode du ministre Vandeput "irréaliste et irresponsable".

Les syndicats envisagent d'autres actions après la grève de lundi et comptent "maintenir la pression" dans les prochaines semaines. "Nous n'avons pas élaboré de calendrier précis mais nous sommes déterminés", confirme Silvana Bossio. "Le gouvernement doit ouvrir le dialogue avec les travailleurs."

"La coupe est pleine pour les fonctionnaires fédéraux. Depuis l'été 2017, le gouvernement MR-NVA, au travers de son ministre Steven Vandeput en charge de la fonction publique, ne cesse de lancer des attaques contre la fonction publique fédérale: on démantèle la nomination statutaire, on rogne sur le régime des congés, on introduit le travail intérim et on veut supprimer le crédit maladie", estime la CSC Services publics.

"Toute vision de la fonction publique fédérale future est étrangère au ministre Vandeput", a commenté Silvana Bossio, Secrétaire nationale CSC Services publics.

"Dans l'accord de gouvernement de 2014 figurait le 'redesign' de la fonction publique fédérale, une tâche dévolue au ministre de la fonction publique. L'objectif ? Dégraisser les services et les rendre plus efficaces, mais surtout en procurant, au passage, une économie de quelques 500 millions. Aujourd'hui, près de quatre ans plus tard, l'économie escomptée est quasiment nulle. Le ministre Vandeput se déchaîne donc et commence à couper et taillader sauvagement dans tout ce qui fait l'attrait de la fonction publique", regrette Silvana Bossio.