Belgique

La Suisse nous pique directement les meilleurs éléments. Salaire de 3.500 € à la clé...

NAMUR Vous cherchez un métier d'avenir ? Qui, comme le soulignent nos interlocuteurs, permet une "sécurité d'emploi de 300 %" ? Vous êtes patient, délicat et précis et vous aimez la Suisse ?

Alors le métier d'horloger pourrait être un débouché de choix, avec un salaire plus que confortable à la clé, confirme Baudouin Bruggeman, responsable du département horlogerie de l'Institut d'Enseignement des Arts Techniques Sciences et Artisanat (IATA) à Namur, la seule école d'ailleurs qui propose cette formation dans la partie francophone du pays.

"Les études peuvent débuter en troisième secondaire jusque la septième. Cette année, ça reprend un peu : nous avons environ 60 inscrits pour les cinq années, mais seulement une vingtaine pour les deux dernières . Il y a quelques années, on avait encore quinze diplômés par an."

En Belgique, plusieurs offres d'emploi restent vacantes. Et il y a une explication à cela : "La Suisse nous pique pas mal d'éléments ! L'année passée, par exemple, nous avions zéro inscrit ! Nous en avons eu un jusque décembre mais il n'a pas terminé : il est parti en Suisse. Là-bas, les élèves manquent dans les écoles. Il y a un grand déficit dans le recrutement et comme nous avons une bonne réputation... "

À noter que si la vie est plus chère en Suisse, les salaires suivent : entre 3.000 et 3.500 € nets. Et comme les élèves belges y sont envoyés en stage de fin d'études, on comprend leur intérêt pour le pays de l'horlogerie de luxe. "Mais il y a aussi des débouchés chez nous, car dans le secteur des montres de luxe, il n'y a pas de crise : 60 % des gens qui travaillent chez Rolex, à Bruxelles, viennent de l'Iata ", conclut M. Bruggeman

Ces grandes marques vont d'ailleurs directement recruter les étudiants de dernière année dans leurs écoles !



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