Belgique

Ce n'est pas l'objectif des puces électroniques

LABRUYERE Depuis quinze jours, un système de puces électroniques est expérimenté dans une école communale de La Bruyère, en province de Namur. Les enfants ont ainsi reçu un porte-clés, muni d'une puce. Lorsque l'enfant arrive et repart, la gardienne scanne la puce.

Les données sont alors immédiatement envoyées à la commune où seront établies les factures adressées aux parents. Ce système a fait réagir le ministre de l'Enseignement obligatoire, Christian Dupont, par la voix de sa porte-parole qui "se demande si c'est le meilleur moyen de répondre aux besoins" . Et d'ajouter que pour le ministre, "il faut toujours privilégier les moyens humains". Juridiquement, le ministre ne peut toutefois s'opposer à cette mesure, car elle relève de l'autonomie du pouvoir organisateur de l'école communale, a précisé la porte-parole.

Du côté de la Fédération des Associations de Parents d'Élèves de l'Enseignement Officiel (FAPEO), on estime également que les nouvelles technologies peuvent apporter une aide mais qu'il ne faut pas "tout robotiser", a-t-on appris auprès du président de la FAPEO, Hakim Hedia. "Nous ne sommes pas trop favorables à ce genre de choses et nous sommes contre le fait de retirer une composante humaine" , indique-t-il. "Il faut garder le contact humain."

Pour la directrice de l'établissement, Anne Moreau, "il n'est absolument pas question de remplacer un homme par une machine et de diminuer les moyens humains. Au contraire, ce système permet de récupérer un équivalent temps plein. Au lieu de faire du travail administratif, la personne à l'accueil pourra désormais faire de l'animation." La puce ne contient aucune donnée concernant l'enfant et ne coûte rien aux parents, tout étant pris en charge par la commune. "En tant que directrice et maman, je trouve ce système très efficace. Il permet aux accueillantes d'être plus sur le terrain."



© La Dernière Heure 2008