Belgique Les travailleurs indépendants économiquement dépendants sont de plus en plus nombreux. L’économie collaborative y recourt notamment beaucoup. Un nouveau public cible pour les syndicats.

Vous les croisez dans la rue sur un vélo, voire à votre boulot. Ils font partie de vos collègues dans une maison de repos, une société informatique, un groupe de médias… Ils partagent peut-être votre bureau, votre "bench", comme on dit aujourd’hui. Vous-même, peut-être en êtes-vous un. Les faux indépendants, on sait qu’ils sont de plus en plus nombreux sur le marché du travail belge. Mais on ne sait pas combien ils sont. Ils n’apparaissent pas dans les statistiques. On les connaît mal.

C’est pour cette raison que, dans la foulée de son Congrès de 2015, la Confédération des syndicats chrétiens (CSC) a commandité une étude sur les "indépendants solos" et les travailleurs sous statut atypique à la chaire Travail - université de l’Université catholique de Louvain (UCL-Cirtes). Pour la CSC, il s’agissait de mieux connaître ce public particulier dont elle se demandait si elle devait les affilier. L’auteur, Gérard Valenduc, a publié le fruit de son travail cet été (1). "La Libre" a pu le lire.

1 De quels travailleurs parle-t-on ?

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