Belgique

L'interdiction de circulation des poids lourds de plus de 7,5t est maintenue sur les E411 et E25 en direction du Grand-Duché du Luxembourg et de la France


BRUXELLES La circulation ferroviaire s'est déroulée sans importants incidents lundi matin malgré les conditions hivernales, a indiqué le porte-parole d'Infrabel, le gestionnaire du réseau, Frédéric Petit. Cependant, à Trois-Ponts et Stoumont, un train était immobilisé depuis près de 6 heures à la suite de la chute d'un arbre sur la voie ferrée. En Wallonie, un certain nombre de trains ont aussi été supprimés. De manière générale, la circulation des trains IC et IR a été privilégiée, ce qui a pu entraîner la suppression de certains trains prévus en plus aux heures de pointe. La vitesse a aussi été limitée dans certaines zones, ce qui a provoqué des retards.

Dans le sud du pays, un certain nombre de trains ont été supprimés à l'heure de pointe du matin. Ces problèmes ont pu avoir des répercussions sur le trafic des trains dans le nord du pays.

Lors de la deuxième partie de l'heure de pointe matinale, un nombre plus important de trains ont cependant été supprimés et les retards ont pris de l'ampleur.

Une alarme technique préventive qui s'est déclenchée dans une installation de signalisation à Braine-le-Comte qui a nécessité un moment la fermeture de la gare de Mons, a entraîné des retards d'une trentaine de minutes sur la ligne Mons-Hal-Bruxelles.

Sur la ligne Charleroi-Bruxelles et sur la dorsale wallonne, les trains n'ont accusé que de légers retards, selon une porte-parole de la SNCB à Charleroi.
Le porte-parole d'Infrabel a encore précisé qu'un échangeur défectueux a aussi provoqué des problèmes à Louvain. A Anvers, des problèmes ont été enregistrés au niveau du trafic ferroviaire en provenance des Pays-Bas, avec plusieurs trains supprimés. En Flandre occidentale, des travaux effectués dimanche à Lichtervelde ont entraîné des problèmes sur la ligne Bruges-Courtrai. Enfin, entre Grammont et Denderleeuw, un train a aussi été immobilisé un moment à l'heure de pointe matinale.

La plupart des bus et des trams de la compagnie flamande de transports en commun De Lijn sont sortis des dépôts lundi matin malgré la circulation difficile sur les routes à la suite des précipitations hivernales. Le porte-parole de la société a précisé que la situation sur le réseau est quasi normale. En Flandre occidentale, bus et trams sont sortis, sauf dans le région de Courtrai. Les "Telbus" (bus sur commande) de la région ne sont pas non plus sortis des dépôts.

En Flandre orientale, les bus ne circulent que sur les grands axes. Sur certaines routes trop glissantes, les bus sont déviés de leurs trajets habituels. A Gand, le tram roule normalement.

Dans la province d'Anvers, bus et trams sont sortis normalement des dépôts. A Anvers même, des équipes spéciales sont mobilisées pour dégivrer les lignes de trams. Pendant toute la nuit, des trams spéciaux ont aussi circulé pour maintenir en état de fonctionnement les caténaires.
Dans le Brabant flamand, tous les bus sont sortis des dépôts et ils assurent dans la mesure du possible le trajet normalement prévu. Sur six lignes locales, des déviations ont été mises en place.

Il n'y a encore aucun retard sur le réseau mais cela pourrait changer si le trafic s'intensifie ou s'il neige encore.
Dans le Limbourg, les bus sont sortis mais en raison du réseau routier rendu très glissant, des retards d'environ un quart d'heure sont enregistrés. Ils pourraient augmenter au fil des heures. Sur certaines routes de campagne, des bus pourraient être déviés du trajet habituel.

En raison des conditions hivernales et des grandes difficultés de circulation sur le réseau routier, peu de bus des TEC ont quitté les dépôts ce lundi matin, a indiqué le porte-parole du groupe TEC, Stéphane Thiery. La décision de ne pas autoriser la sortie de la plupart des bus a été prise parce que la sécurité des voyageurs, des chauffeurs et des autres usagers ne peut pas être garantie dans les conditions actuelles, a-t-il précisé. Au TEC Liège-Verviers, aucun bus n'était en mesure de circuler vers 7 heures lundi matin. La situation sera réévaluée dans les heures qui viennent.

Au TEC Charleroi, seuls quelques bus sont sortis mais les déplacements s'avèrent impossibles. Les trams circulent par contre normalement. A Mons et La Louvière, aucun bus n'a pu prendre la route et à Tournai-Mouscron, où des bus avaient quitté les dépôts, ils ont rebroussé chemin parce que la circulation est impossible.
A Namur-Luxembourg, aucun bus n'a quitté les dépôts TEC. Les bus qui assurent le transport scolaire n'ont pas non plus été en mesure de prendre la route, a encore précisé le porte-parole du groupe TEC.

Enfin, dans le Brabant wallon, seul le Conforto roule entre Louvain-la-Neuve et Bruxelles-Delta mais il ne passe pas par le centre de Wavre. Les bus roulent également sur la ligne 31, sans toutefois desservir Beauloy. Les bus des lignes W, 23 E et 19 circulent quant à eux aussi mais le centre de Gembloux n'est pas desservi.
Les responsables des TEC feront à nouveau le point de la situation sur le réseau routier de Wallonie dans le courant de la matinée.

Le centre régional de crise du Service public de Wallonie maintient lundi matin l'"alerte rouge" sur le réseau routier du sud du pays. Les responsables du centre et la Police de la route "déconseillent totalement aux automobilistes de prendre la route en raison du verglas".

La zone de précipitations hivernales active a quitté le pays vers 1h00 lundi matin, indique le centre de crise dans un communiqué diffusé lundi à l'aube. Cependant, les températures sont toujours négatives et du brouillard givrant a fait son apparition.

L'interdiction de circulation des poids lourds de plus de 7,5 tonnes sur le réseau structurant - autoroutes et grands axes - de Wallonie a été totalement levée lundi à 14h15, à la suite de la réouverture des frontières décidées par les autorités luxembourgeoises et françaises, indique un communiqué du Service Public de Wallonie. La Police de la route maintient ses effectifs en alerte partout sur le territoire, en particulier sur les E411 et E25, afin de faciliter au mieux la circulation et le redémarrage des poids lourds, précise le communiqué.

Une surveillance accrue sera exercée, en outre, sur certaines fortes côtes comme celles de Tellin, Houffalize ou encore Tilff, souligne le Service Public de Wallonie.
La Police de la route et le Centre régional de crise recommandent toujours la plus grande prudence aux automobilistes, conclut le communiqué.

Les services d'épandage ont travaillé toute la nuit avec tous les moyens disponibles en personnel et en matériel à la Police de la Route et au SPW. Au total, quelque 550 véhicules de déneigement et d'épandage sillonnent le réseau routier wallon, précise encore le communiqué du centre de crise qui dressera un nouveau bilan dans le courant de la matinée.

Le réseau des bus des TEC Hainaut est à l'arrêt, la circulation est impossible pour l'instant. La compagnie attend lundi 6h pour évaluer l'évolution du déneigement.

Des milliers de passagers étaient piégés lundi matin dans les aéroports, en particulier ceux de Londres et Paris, par les chutes de neige qui ont désorganisé le trafic aérien en Europe en plein départ pour les vacances de Noël.

En Belgique, une personne a été tuée dimanche dans l'effondrement de la toiture d'une grange sous le poids de la neige, et quatre personnes sont mortes ce week-end dans les Balkans, deux hommes en Bosnie et un couple âgé en Serbie.
A Francfort, Bruxelles, Amsterdam, Paris ou Londres, de nombreux voyageurs ont passé leur deuxième nuit dans les aérogares, où matelas et lits de camp avaient été installés et des couvertures distribuées.
Au Royaume-Uni, des milliers de passagers sont restés bloqués dimanche dans les aéroports.

Alors que la grogne montait parmi les passagers en souffrance, les responsables d'Heathrow, premier aéroport du monde pour le trafic voyageurs, ont annoncé que retards et annulations de vols allaient se poursuivre durant les prochains jours.

Si Heathrow et Gatwick ont rouvert après avoir été fermés une bonne partie de la journée samedi, seuls quelques avions en décollaient.
"Quelques milliers de personnes ont passé la nuit dans les terminaux" d'Heathrow, a précisé un de ses porte-parole.
Le "Big Freeze" ("le grand gel"), comme l'appellent les Anglais, intervient au pire moment, s'agissant du week-end le plus chargé de l'année pour le transport aérien en Grande-Bretagne, avec plus de 600.000 personnes attendues à Heathrow et plus de 240.000 à Gatwick.
La Grande-Bretagne est en passe d'enregistrer le mois de décembre le plus froid depuis 1910. Dans la nuit de samedi à dimanche, le mercure est tombé jusqu'à - 19,5 °C dans l'East Midlands, dans le centre de l'Angleterre.

Routes et transports ferroviaires étaient également affectés, notamment dans le sud-est de l'Angleterre. Six Eurostar reliant la Grande-Bretagne à la France et à la Belgique ont été supprimés dimanche.
La fermeture d'Heathrow, samedi, a eu des répercussions sur les autres aéroports du continent, avec environ 5.200 voyageurs déroutés en France. La moitié d'entre eux ont passé la nuit dans les aérogares de Roissy-Charles de Gaulle, principal aéroport français, ou de Beauvais (nord), ou dans des gymnases proches.

Au total, dans les différentes aérogares autour de Paris, environ 13.000 voyageurs attendaient encore leur avion dimanche soir et entre 5.000 et 6.000 devaient passer la nuit dans l'aéroport de Roissy, où la situation devrait rentrer progressivement dans "la normale" lundi, selon une source aéroportuaire.
Le secrétaire d'Etat français aux Transports, Thierry Mariani, a accusé dimanche soir British Airways d'avoir "refusé" des offres de places en Eurostar pour ses clients bloqués à Paris après la fermeture d'Heathrow.

"On avait 500 places débloquées sur Eurostar (...), il n'y a que 150 places qui ont pu être honorées parce que notamment British Airways a refusé cette option", a-t-il déclaré à l'AFP.

A Paris, la Tour Eiffel a été fermée aux visiteurs.
Pour ne pas accentuer l'engorgement, les autorités françaises ont demandé aux autres aéroports de ne plus dévier les avions vers Roissy, où la moitié des pistes seulement étaient ouvertes.
Quant aux retards des Eurostar, qui affichent complet, ils pouvaient atteindre une heure et demie, comme les Thalys entre la France et le Benelux et les TGV entre Paris et le nord de la France.

L'aéroport de Bruxelles, de son côté, estimait "à environ 1.500" le nombre des passagers qui allaient devoir y passer la nuit.
Entre 2.000 à 3.000 personnes, voyageant vers Londres mais dont les avions avaient été déroutés vers la Belgique, y avaient déjà dormi dans la nuit de samedi à dimanche.

De plus, deux Boeing de British Airways en provenance des Etats-Unis se sont posés dimanche à Reykjavik, faute de pouvoir atterrir près de Londres.
A Francfort, où les pistes étaient ouvertes en alternance, plus de 540 vols ont été annulés et les salles d'enregistrement étaient encombrées de passagers.
Les trains étaient bondés et des annulations et retards étaient attendus dans les chemins de fer en raison de l'enneignement.

L'interdiction pour les poids lourds de plus de 7,5 tonnes de circuler sur le réseau structurant wallon est maintenue après 10h00 ce lundi et ce, "jusqu'à nouvel ordre", a annoncé le centre régional de crise du Service public de Wallonie (SPW), qui recommande par ailleurs "la plus grande prudence aux automobilistes". Le maintien de l'interdiction pour les poids lourds de circuler sur les autoroutes et les grands axes a été décidé en raison d'"une forte perturbation neigeuse qui sévit actuellement sur le Nord-Est de la France et touche déjà le Sud de la Wallonie", précise le SPW.

De plus, les autorités françaises ont interdit la circulation des poids lourds de plus de 7,5 tonnes sur tout le territoire du nord-est de la France et la police française a demandé que le même dispositif soit maintenu en Wallonie.
Le SPW précise également que les polices belges, grand-ducales et françaises sont en contact permanent afin d'évaluer la situation et que les services d'épandage, après avoir "travaillé sans relâche toute la nuit", restent pleinement actifs.

"Tous les moyens disponibles en personnel et en matériel à la Police de la Route et au SPW sont toujours sur le terrain. 550 véhicules de déneigement et d'épandage sillonnent le réseau routier wallon", ajoute le SPW dans un communiqué.

La direction de l'aviation civile française a demandé aux compagnies aériennes d'annuler 30% de leurs vols à l'aéroport parisien de Roissy lundi jusqu'à 17H00 GMT et pour toute la journée à celui d'Orly, en raison de nouvelles chutes de neige sur la région parisienne. L'aéroport d'Orly, situé au sud de Paris a donc rouvert mais prévoit néanmoins des retards. Plus de 3.000 personnes ont dû passer la nuit à l'aéroport Charles-De-Gaulle (Roissy) à cause des chutes de neige survenues dimanche, ayant pour conséquence l'annulation de centaines de vols.
Des retards sur les trains grandes lignes pouvant atteindre près d'une heure sont à prévoir lundi, a par ailleurs annoncé la SNCF.
Dans le nord, les TGV, Eurostar et Thalys ont réduit leur vitesse à 170 km/h et affichent un délai moyen de 30 à 50 minutes. Pour le réseau Est, les délais sont de 35 à 40 minutes, pour le réseau Sud-Est de 20 à 50 minutes, et 15 à 55 minutes pour l'ouest et le sud-ouest.

Quant à la circulation des bus de la RATP, elle est interrompue dans six départements d'Ile-de-France et "très perturbée" à Paris.

De plus, la circulation des poids lourds de plus de 7,5 tonnes de poids total en charge (PTAC) et ceux de plus de 3,5 t de PTAC transportant des matières dangereuses a été interdite dans toute l'Ile-de-France.

L'A10 a été coupée de 07h30 à 09h15 à hauteur de Janvry (Essonne), au sud de Paris, vers la province par "des poids lourds en travers de la chaussée", selon le Centre régional d'informations routières d'Ile-de-France.

Météo France a annoncé vers 06h00 le placement en vigilance orange "neige et verglas" pour quatre nouveaux départements, portant à 21 le nombre total des départements concernés, dans le nord de la France, de la Normandie à la Lorraine.

Les huit écoles primaires communales de Burg-Reuland resteront fermées ce lundi à la suite des importantes chutes de neige de dimanche, a indiqué Walter Schlaberg, directeur d'école communale à Burg-Reuland. « Plus de 40 cm de neige sont tombés dimanche et il était impossible pour la commune de déblayer tous les accès aux huit écoles primaires. Pour éviter aux parents de prendre des risques sur les routes, nous avons décidé de fermer les établissements que compte la commune jusque mardi », a expliqué Walter Schlaberg.

Une habitante de Herve, âgée de 55 ans, est restée coincée dans la neige alors qu'elle circulait en chaise roulante électrique, ont indiqué lundi les pompiers de Herve.

Dans la soirée de dimanche, les pompiers ont été alertés de la situation. Ils ont fait appel à un véhicule des TEC spécialisé dans le transport des personnes à mobilité réduite. Cependant, ce véhicule s'est lui-même retrouvé bloqué par la neige.

Les pompiers de Herve ont alors débloqué le véhicule, puis sont venus secourir la femme dont la chaise roulante était bloquée par la neige. La victime se trouvait à environ 1km et demi de son domicile. Elle a finalement été ramenée chez elle par le véhicule des TEC. Elle est indemne.

Le toit d'une entreprise de Soumagne a cédé sous le poids de la neige, indiquent lundi les pompiers de Herve. L'incident s'est produit dans la nuit de dimanche à lundi. La toiture d'une superficie de 1.500 m² de la société Duchêne, située rue des Dux Tilleuls à Soumagne, s'est effondrée à cause du poids de la neige. Personne ne se trouvait dans l'entreprise au moment de l'incident.

Seules cinq véhicules étaient stationnés sous la toiture. Ils ont été endommagés. Les pompiers ont coupé l'électricité et ont également coupé l'eau en raison d'une rupture de canalisation.
Les pompiers ont encore vérifié que les toits des maisons aux alentours ne risquaient pas de s'effondrer.

Le toit d'un hangar s'est effondré sur 75 moutons, lundi peu avant 7 heures, à Herve, indiquent les pompiers de la localité. Quatre moutons étaient toujours coincés sous les décombres à l'arrivée des pompiers. Les pompiers ont réussi à en sauver trois qui étaient légèrement blessés. Seul un mouton n'a pas pu être sauvé.

© La Dernière Heure 2010