Belgique

Après avoir joué les pyromanes et semé la confusion dans les esprits après sa présentation partiale du rapport de l'Inspection générale de la police sur les incidents violents du 11 novembre dernier, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) joue à présent les pompiers de service, mais les dégâts sont faits, a affirmé mercredi en fin de journée, Marc-Jean Ghyssels (PS), député-bourgmestre de Forest, commune de la zone de police de Bruxelles-Midi. 

Le ministre de l'Intérieur a affirmé mercredi après-midi à la Chambre, qu'il ne souhaitait pas pointer du doigt la responsabilité de l'un ou l'autre responsable politique ou policier à propos de ces émeutes. Il était notamment interrogé sur sa présentation du rapport de l'Inspection générale de la police qui avait suscité le mécontentement au sein des zones de police Bruxelles-Ixelles et Bruxelles-Midi dont fait partie la commune de Forest.

M. Jambon a également indiqué qu'il n'était pas favorable au fait de "décréter unilatéralement, depuis le fédéral", la fusion des zones de police -ndlr: une nouvelle fois demandée avec force par le CD&V et le sp.a- car "ce serait une catastrophe".

Se disant déçu par la réponse du ministre qu'il juge insuffisante, Marc-Jean Ghyssels a estimé que le ministre N-VA, par son attitude dans ce dossier, a semé le trouble au niveau des zones de police et de la police fédérale. Il a aussi mis en difficulté son collègue ministre de la Justice Koen Geens (CD&V), en faisant attirer indirectement les feux des projecteurs sur le recours aux policiers de la zone de Bruxelles-Midi pour compenser l'incapacité du Corps de sécurité, dépendant du département de la Justice, de répondre à la demande.

Par effet de domino, sa formation a entrainé dans son sillage le sp.a et le CD&V dans la relance de la revendication de la fusion des zones de police bruxelloise à l'égard de laquelle il se montre à présent plus prudent, a encore dit le député-bourgmestre de Forest, faisant part de sa déception.