Javaux : "J’ai fumé du cannabis"

Interview < Stéphane Tassin Publié le - Mis à jour le

Belgique

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NAMUR C’est donc Jean-Michel Javaux qui essuie les plâtres de nos interviews décalées. L’homme s’est volontiers prêté au jeu. Avec humour, il va sans dire.

Quelle est votre came ?

“Le Standard et le foot probablement. D’ailleurs, pour l’instant, je dois faire un effort pour me concentrer sur les élections et pas sur le programme de la Coupe du Monde. Il y a U2 aussi et la musique, mais ma plus grosse came, c’est ma mini-secte : mon amoureuse, mes enfants mais aussi ma bande de potes.”

Avez-vous déjà fumé du cannabis ?

“J’ai déjà essayé, mais je ne l’ai pas fait très jeune et pas longtemps. Entre 18 et 20 ans, à l’unif en écoutant du Pink Floyd.”

Ça devrait être légal selon vous ?

“Ça devrait être vendu dans des officines publiques aux adultes et de façon réglementée.”

Quelle est votre perversion la plus inavouable, votre côté obscur ?

“Je ne sais pas si c’est une perversion, mais pour moi, une soirée n’est jamais finie. Lorsque j’étais étudiant et que j’allais en boîte avec des amis, lorsque les autres partaient, je restais seul à regarder les gens jusqu’à 6 ou 7 h du matin. J’adore observer et imaginer ce que les gens sont et pensent. Je suis hyper curieux, hyper ragots. Dès qu’il y a un potin, ça m’intéresse. J’adore les magazines qui ne parlent que de ça.”

Lorsque vous assistez à un match de foot, devenez-vous un supporter sans concessions ?

“Complètement. Je deviens un supporter basique. À Liverpool, je me suis retrouvé au milieu du kop à discuter d’un fait de match. Je suis un fan basique, d’une mauvaise foi sans nom, mais bon, je sais reconnaître les joueurs gentlemen quel que soit leur club. Mon seul regret est que Degryse ne soit jamais venu au Standard. J’ai habité Neerpede et j’allais voir les deuxièmes mi-temps d’Anderlecht. C’est là que je me suis rendu compte que j’étais vraiment supporter du Standard, car au Parc Astrid, la minute de silence dure 90 minutes.”

Dites-vous parfois le mot Flamoutche ?

“Juste dans la chanson de Dirk Frimout : “Je m’appelle Dirk Frimout, le seul astronaute flamoutche….” (NdlR : une chanson des Snuls).

À l’ULB, vous avez fait votre baptême ?

“Et pas qu’un peu. J’ai été comitard durant deux ans.”

Qu’est-ce qui vous plaisait là-dedans ?

“Quand je suis arrivé d’Amay, je voulais rencontrer des gens. Et puis, je suis loin d’être contre la guindaille. Le cercle auquel j’appartenais était énormément basé sur l’humour. J’ai gardé des vrais liens avec d’anciens comitards. Je fais toujours des cantus et je sors ma penne à la Saint-V. Mon filleul a fait son baptême cette année au cercle des sciences. Ça fout un fameux coup de vieux. J’ai d’ailleurs failli aller à son baptême. Je suis juste allé à l’accueil, mais de loin.”

Le plat le plus gras que vous aimez manger ?

“Pas plus tard qu’hier soir, un hamburger, une fricadelle, un viandelle et un gros paquet de frites, avec sauce tartare à part. Je mange ça en général une à deux fois par semaine.”



© La Dernière Heure 2010
Interview < Stéphane Tassin