Belgique

NAMUR A 52 ans, Jean-Claude Phlypo est un acharné de travail. `Je suis un cumulard et je le revendique. En plus de mon poste à la SRWT, je suis échevin dans la commune de Blégny et président d'une intercommunale. En moyenne, je travaille 90 à 100 heures par semaine´.

Evidemment, en pleine période de crise comme celle-ci, le Liégeois dépasse largement son quota. `Je consacre environ 14 heures quotidiennes aux Tec´, précise-t-il. Une implication totale que secrètement l'administrateur général regrette un peu. `A la naissance de mon fils, je m'étais promis d'être plus présent auprès de ma famille, mais, je dois bien avouer qu'il n'en est rien´, explique-t-il.

C'est pourtant auprès de ses proches que Jean-Claude Phlypo a vécu les moments les plus heureux de sa vie. `Il s'agit de la naissance de ma fille Sandrine qui a 26 ans et de mon fils Sacha qui a 6 ans. Preuve que je m'en sors bien avec les chiffres et que je suis un bon calculateur, je suis parvenu à programmer leur naissance à la même date, le 10 mai, mais à 20 ans d'intervalle´, déclare-t-il en riant.

Son travail? `C'est ma passion, la seule. Je n'ai de toute façon pas le temps de faire autre chose´. Malheureusement, s'y consacrer si entièrement nécessite des sacrifices. `Lorsque mon gamin me demande le matin si je vais rentrer tard, que je lui dis oui et qu'il me répond: `alors, à demain papa´ , cela fait mal´. Mais Jean-Claude Phlypo ne se plaint pas. Après 10 ans à la tête du pararégional et 21 ans dans le secteur du transport, ils restent même plein d'espoir. `Mon voeu le plus cher est de ne pas voir détricoter le travail qui a été effectué depuis 10 ans au sein de la SRWT´.

Lorsqu'on lui parle de démission, il réplique catégoriquement que ce n'est pas la politique de la maison et `de toute façon, je suis persuadé qu'un changement de patron ne fera pas évoluer la culture de grève qui règne dans les transports wallons´, conclut-il.