Belgique

Le député bruxellois du Vlaams Belang et ex-commissaire de Schaerbeek Johan Demol considère que sa carrière politique est derrière lui


BRUXELLES Tête de liste aux élections régionales du 7 juin dernier, il a démissionné de ses fonctions au sein du parti. Il a en outre annoncé sa démission de son poste de conseiller communal de Schaerbeek, mais il a précisé jeudi qu'il continuerait à siéger au sein du groupe Vlaams Belang au parlement bruxellois, sans suivre son parti lorsqu'il défendra des positions anti-bruxelloises.

"Je siège seul au conseil communal de Schaerbeek où je n'ai plus la moindre influence. J'y suis même personnellement attaqué. Cela n'avait plus de sens de continuer à y siéger d'autant plus que mon avenir politique n'est pas rose", a affirmé Johan Demol, interrogé jeudi.

Pour le moment, la politique ne me passionne certainement pas. Mais sur 5 ans, cela peut encore changer. Je suis dans une position d'attente", a-t-il dit à propos de son avenir.

Johan Demol a par ailleurs répété qu'il ne croyait pas dans l'avenir du Vlaams Belang à Bruxelles. "Et en Flandre, il sera aussi en difficulté". A ses yeux, la direction du parti persiste dans les erreurs.

Avant de siéger sur les bancs du conseil communal, Johan Demol a été le commissaire en chef de la police de Schaerbeek. Il avait été contraint à la démission en 1998 pour avoir menti sur son appartenance au Front de la jeunesse, un mouvement d'extrême droite.

En 1999, il avait décidé de se lancer en politique aux côtés des mandataires du Vlaams Blok, le prédécesseur du Vlaams Belang, qui comptait sur lui pour obtenir un score rendant le parti d'extrême droite incontournable pour former l'aile flamande de la majorité bruxelloise. Le Vlaams Blok ne faisait que peu de secret sur ses intentions: avoir suffisamment de poids politique pour bloquer le modèle institutionnel bruxellois et provoquer ainsi la fin de l'Etat belge. Son score électoral ne lui avait finalement pas permis d'atteindre cet objectif.

Aux élections régionales de juin dernier, le Vlaams Belang a perdu la moitié des sièges qu'il occupait sous la législature précédente à Bruxelles, passant de 6 à 3.

Depuis cet échec, Johan Demol a pris ses distances avec le bureau de son parti, dont il a démissionné, reprochant aux chefs de file du parti nationaliste flamand de n'avoir pas tiré les leçons des échecs électoraux successifs du parti.

© La Dernière Heure 2009