Belgique Ahmad Alkhald aurait été en contact avec Najim Laachraoui, peu avant les attentats du 22 mars.

Les États-Unis ont placé jeudi le principal artificier présumé des attentats djihadistes de Paris et Bruxelles, connu sous le faux nom d’Ahmad Alkhald, sur leur liste noire des "terroristes internationaux" , a annoncé le département d’État.

Cette décision vise à empêcher son accès "aux ressources nécessaires pour planifier et mener d’autres attaques terroristes", a-t-il expliqué. Elle impose un gel de tous ses avoirs et intérêts qui se trouveraient sous juridiction américaine, et interdit tout échange entre lui et des ressortissants américains.

Alkhald, un responsable syrien du groupe djihadiste État islamique (EI), qui se trouverait actuellement en Syrie, est soupçonné d’avoir été le principal artificier de la cellule qui a tué 130 personnes le 13 novembre 2015 à Paris et 32 autres le 22 mars 2016 à Bruxelles. "Alkhald s’était rendu en Europe, où il a aidé à planifier les attentats de Paris et à fabriquer les ceintures explosives", rappelle le département d’État. Il était entré en septembre 2015 avec un faux passeport via l’île greque de Leros, dans le flot de réfugiés syriens arrivant en Europe, avant d’être récupéré en Allemagne par Salah Abdeslam, logisticien de la cellule et seul membre encore en vie des commandos qui ont frappé la capitale française.

L’ADN de ce Syrien a été retrouvé sur les gilets explosifs de Salah Abdeslam et de son frère Brahim. "À la suite de son retour en Syrie peu après les attentats de Paris, Alkhald a continué à diriger les membres opérationnels de l’EI en Europe dans la fabrication des bombes utilisées lors des attentats" contre l’aéroport et le métro de Bruxelles, ajoute la diplomatie américaine.

L’analyse d’un ordinateur retrouvé dans une poubelle de la capitale belge a en effet permis d’exhumer des conversations audio dans lesquelles Najim Laachraoui, un des kamikazes de Bruxelles, demande des conseils en explosifs à un certain "Mahmoud", considéré comme un "artificier" de l’EI et dont les enquêteurs pensent qu’il s’agit justement d’Alkhald.