Belgique La patronne du Forem évoque les grands défis à venir en termes d’emploi.

"De manière globale, le Forem n’a, à ce jour, pas atteint l’ensemble des objectifs fixés par le contrat de gestion 2011-2016", concluait le rapport d’évaluation externe sur la mise en œuvre par le Forem de ses deux principales missions : l’accompagnement et la formation des demandeurs d’emploi wallons. Le nombre de personnes accompagnées est en effet passé, en cinq ans, de 108.000 à 89.000, soit une diminution de 17 % alors que l’objectif initial était de 130.000. Sur le plan de la formation, les chiffres ne sont également pas positifs, le nombre de demandeurs d’emploi ayant bénéficié, entre 2012 et 2015, d’une formation a ainsi baissé de 8,85 %, passant de 41.492 à 37.822 personnes. L’administratrice générale du Forem Marie-Kristine Vanbockestal revient pour La DH sur ces objectifs non atteints, les contextualise et évoque également les défis à venir en termes de mise à l’emploi dans le sud du pays.

Revenons sur cet audit externe du Forem…

"Je voudrais d’abord dire qu’au sujet du précédent contrat de gestion, la presse a évoqué un audit. Or, dans l’imaginaire, un audit est connoté négativement et relève d’une démarche extraordinaire. Ce n’était pas le cas. De plus, il y a tout simplement un ensemble d’éléments qui ont été évalués positivement. Par exemple, nous avons grandement amélioré nos relations aux entreprises. On a deux cibles au Forem : le demandeur d’emploi et les entreprises. Et le taux de satisfaction augmente grandement. Le Forem souffre d’un manque de notoriété dans le milieu entreprenarial mais quand une entreprise a fini par entrer en contact avec le Forem, on constate un phénomène de bouche à oreille qui se met en place. Il faut également indiquer qu’il y avait une inflation d’objectifs dans le contrat de gestion, dont la première et non la moindre était une réforme de structure. Cette réforme est presque finalisée. Puis, il y a aussi eu la réforme de l’État qui a demandé de l’énergie et n’était pas prévue."

Comment expliquer la baisse du nombre de personnes accompagnées ?

(...)