Belgique La mise en place d’un repas alternatif aiderait l’agriculture locale et favoriserait le vivre-ensemble, expliquent des députés.

La réalisation rapide d’un cahier des charges relatif à l’élaboration de repas végétariens équilibrés et à prix démocratique pour les cantines scolaires qui dépendent directement de la Fédération Wallonie Bruxelles permettrait aussi bien d’améliorer la qualité des repas proposés et d’aider l’agriculture locale que de favoriser le vivre-ensemble, certains élèves musulmans étant par exemple susceptibles de ne pas s’inscrire aux repas chauds pour des motifs religieux. C’est ce qu’expliquent quatre parlementaires de la majorité dans une proposition de résolution discutée ce mardi au Parlement.

"C’est une proposition de résolution. C’est donc une invitation au débat qui n’a donc rien de contraignant, mais l’idée permettrait de favoriser les circuits alimentaires de type court, d’améliorer la qualité des plats et aider l’agriculture locale. Il y avait aussi l’aspect du vivre-ensemble qui était important pour les députés PS signataires du texte. Ce n’était pas ma considération première, mais c’est vrai que des jeunes musulmans peuvent parfois en Wallonie ne pas opter pour un repas chaud par manque d’alternatives. Si le texte peut avoir plusieurs avantages, tant mieux !", explique la députée Isabelle Stommen (CDH).

Les repas habituellement proposés dans les collectivités ne répondent pas systématiquement à la logique inclusive. Intolérances ou allergies alimentaires, raisons gustatives, choix du végétarisme, interdits alimentaires religieux, choix philosophiques ou éthiques : nombreuses sont les raisons légitimes conduisant des individus à renoncer au menu proposé par la cantine de l’établissement qu’ils fréquentent. Ce type de situations a déjà pu provoquer des crispations dans ces espaces et au-delà, posant la question de ce que ces derniers doivent proposer, soulignent entre autres les parlementaires PS et CDH.

De plus, un repas végétarien équilibré peut tout à fait apporter l’ensemble des nutriments nécessaires sans entraîner de carences spécifiques, poursuivent-ils. "C’est un texte qui pose un débat important", insiste, de son côté, le député Anthony Dufrane (PS).