Belgique

La famille Breischa sera transférée du centre fermé 127bis de Steenokkerzeel vers une Maison de retour, ouverte, car son rapatriement vers la Serbie n'a pu se dérouler dans les 28 jours qui ont suivi son arrivée au centre, a annoncé lundi l'Office des étrangers dans un communiqué en néerlandais au ton amer. 

Cette famille a été la première envoyée dans l'une des unités familiales du 127bis, fraîchement inaugurée, en application d'un arrêté entré en vigueur pendant les vacances. Selon cet arrêté, les familles ne peuvent être détenues dans ces unités que durant deux semaines renouvelables.

"L'impossibilité d'éloigner la famille dans le délai prévu est due uniquement à son entêtement; elle a abusé des procédures existantes pour introduire une demande d'asile au nom des enfants. Et ceci alors que les demandes d'asile précédentes ont toutes reçu une réponse négative du Commissariat général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA) et du Conseil du Contentieux des Etrangers (CCE)", explique l'Office.

Le CGRA a répondu par la négative à la nouvelle demande d'asile. Un recours suspensif peut-être introduit dans les dix jours et, selon l'OE, il y a eu un nouvel "abus" puisque le recours a été introduit au dernier jour du délai.

Le délai de maintien dans la maison de retour est de deux mois. La famille y recevra un accompagnement en vue du rapatriement.

Réagissant sur twitter, le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), a plaidé pour une adaptation de l'arrêté afin d'empêcher que le délai d'enfermement ne soit épuisé par "toute sorte de procédure inutile".

La famille originaire de Serbie est arrivée à la mi-août au centre de Steenokkerzeel. Il s'agit d'une mère et de ses quatre enfants. Le père est emprisonné, avait indiqué à l'époque l'Office des étrangers.