La foule présente à l'ouverture de la Foire de Libramont

Publié le - Mis à jour le

Belgique

Dès le début de la matinée, les allées du champ de foire se sont progressivement emplies de monde


LIBRAMONT La 78e Foire agricole de Libramont a ouvert ses portes au public, vendredi matin, dans une grande affluence et sous un soleil encore généreux -avant la pluie-, mais sans pour autant oublier les quelques nuages (réforme de la PAC, crise, brucellose) planant dans le ciel du monde agricole.

Dès le début de la matinée, les allées du champ de foire se sont progressivement emplies de monde. "Il suffit de se promener dans les allées pour voir qu'il y a énormément de monde. Les gens sont un peu perdus par la nouvelle configuration mais sont très contents de découvrir de nouveaux aspects de la Foire", a déclaré à l'agence Belga le Secrétaire général de la Foire de Libramont, Jean-François Piérard.

Cette édition 2012 est en effet marquée par la mise en service d'un bâtiment d'exposition flambant neuf. L'imposant, mais élégant, complexe "Libramont Exhibition and Congress", offre à la Foire 15.000 m2 de nouvelles parcelles d'exposition et a entraîné le déplacement, par rapport aux années précédentes, de 40% des exposants. "Les gens sont curieux de voir les nouvelles installations. On craignait l'impact de l'absence de concours bovins (en raison de la brucellose, ndlr) mais c'est largement compensé par l'envie de décourvrir les nouveaux sites", a ajouté M. Piérard.

Parmi les badauds et professionnels du secteur, on notait également la présence de nombreux responsables politiques. La ministre fédérale de l'Agriculture, Sabine Laruelle, le ministre wallon de l'Agriculture Carlo Di Antonio et le ministre wallon de l'Environnement, Philippe Henry, ont notamment assisté à l'inauguration du stand de la FUGEA, la fédération unie de groupements d'éleveurs et d'agriculteurs, qui leur a offert à chacun un cadeau.

Par la voix de son président, Philippe Duvivier, la FUGEA a rappelé sa revendication de prix tenant compte des coûts de production des agriculteurs et permettant une juste rémunération et donc une autonomie financière de ceux-ci.

Les responsables de la FUGEA ont ensuite demandé aux ministres de l'Agriculture ce qu'ils comptaient faire pour garantir la durabilité des fermes familiales. Dans sa réponse, Mme Laruelle a souligné l'importance d'un équilibre entre durabilité économique, durabilité sociale et durabilité environnementale.

Evoquant les propositions de réforme de la Politique agricole commune (PAC) après 2013 venant de la Commission européenne, Mme Laruelle a jugé qu'elles contenaient "des points intéressants et des points faibles". Elle a également indiqué que la proposition d'un budget de la PAC équivalent au budget actuel, sans indexation, représentait aux yeux de la Belgique "un minimum minimorum".

De son côté, M. Di Antonio a jugé "fondamental" que se rencontrent l'agriculture wallonne et les consommateurs wallons. "S'il y avait un seul message à faire passer, ce serait 'consommer Wallon'. Mais les agriculteurs wallons doivent aussi rencontrer les demandes des consommateurs wallons". Le ministre wallon a encore mis en exergue l'importance des circuits courts et d'une plus grande autonomie, notamment énergétique, des exploitations agricoles wallonnes.

© La Dernière Heure 2012

Publicité clickBoxBanner