Belgique

Les naissances francophones en périphérie continuent lentement mais sûrement

PÉRIPHÉRIE C’est le magazine Carrefour , distribué aux francophones de la périphérie bruxelloise, qui l’affirme dans sa dernière édition datant de ce mois de mars : la périphérie, et principalement les communes les plus éloignées de Bruxelles, continue lentement à se franciser et à s’internationaliser.

“Les recensements linguistiques n’existant plus depuis 1961, les seules possibilités de mesurer l’évolution de la présence des francophones en périphérie sont de se baser sur les déclarations fiscales, d’observer et d’analyser les tendances des résultats des partis francophones lors des élections ou d’examiner les statistiques sur la fréquentation des crèches” , indique Carrefour qui a entrepris l’analyse des données fournies chaque année par Kind&Gezin, l’équivalent flamand de l’ONE.

À part un léger tassement au niveau des naissances francophones en 2008 à Drogenbos, Linkebeek et Rhode-Saint-Genèse, on peut voir que ces communes restent en tête du classement.

La commune à facilités de Crainhem assiste quant à elle à un bond de + 10 % de naissances francophones en 2008 tandis qu’Overijse et Wezembeek-Oppem sont de plus en plus choisies par les anglophones (+ 7 %) et les Allemands (+ 2,7 % à Crainhem et plus de 5 % à Wezembeek-Oppem).

“Ce qui ressort de façon constante dans notre analyse , indique encore le magazine Carrefour , c’est l’importante hausse de naissances francophones dans des communes plus éloignées de la capitale, que ce soit dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde ou dans celui de Louvain.”

Citons ici les communes de Bever, Lennik ou Kortenberg où, en 2006, la présence francophone était “peu marquée”. En 2008, les naissances francophones ont doublé, voire triplé dans ces communes.

“Le sceptre d’une scission de l’arrondissement BHV n’empêche pas les francophones, notamment les Bruxellois, de continuer à s’installer en périphérie, dans le Brabant flamand” , conclut le magazine.



© La Dernière Heure 2010