Belgique 250 armes saisies selon nos infos, et de nouvelles arrestations. Le BBET aurait attiré une centaine de militaires !

BRUXELLES Nous sommes en mesure d'identifier les six premiers dirigeants arrêtés du BBET, l'organisation néo-nazie qui préparait des attentats d'extrême droite en Belgique, avec l'aide de militaires facho convaincus.

Numéro 1, Thomas Boutens , 25 ans, de Buggenhout, militaire de carrière au 5èmede Ligne (dit Bataillon Libération ) à la caserne Piron de Bourg-Léopold, connu en 1999 pour avoir mis le feu et complètement détruit son collège à Opwijk. Arrêté.

Deux, son ex-compagne Tamara Van Aelst , l'égérie, 24 ans, militaire de carrière à Kleine Brogel, dans le civil patronne à Bourg-Léopold d'un bar pour skinheads, strip-teaseuse et modèle érotique sur Internet. Connue pour son parler raciste, xénophobe, négationniste et antisémite. Arrêtée.

En trois, Joeri Van den Plas , 34 ans, civil, figure connue des milieux néo-nazis anversois. Arrêté.

Quatre, Rüdiger Piron , 40 ans, de Putte, célibataire, exerce la profession de représentant. Présenté comme le spécialistes en armement de Bloed-Bodem-Eer en Trouw (BBET), qu'on peut traduire en français par : Sang et Sol, Honneur et Fidélité. Arrêté.

En cinq, Mark Hooremans , un informaticien de Wilrijk : l'idéologue, confectionnait les slogans chocs de l'organisation. Arrêté.

En six, Arnaud Debacker , militaire le plus gradé, candidat officier à l'Ecole royale militaire à Bruxelles, en stage à Bourg-Léopold.

Hier soir, sept des dix-sept suspects interpellés la veille avaient été remis en liberté sous condition; neuf (dont au moins trois militaires) ont été incarcérés à la prison de Termonde. Parmi eux, un collectionneur d'armes bruxellois. Le dernier suspect devait encore comparaître devant le juge qui déciderait de son sort. Ce matin, ce sera le tour de deux nouvelles personnes interpellées hier.

L'instruction a trait à des infractions en matière de terrorisme, armes, racisme, xénophobie et négationnisme.

Peut-être 100 militaires ?

C'est ce qu'un des suspects libéré vendredi affirmait: à sa connaissance, BBET regrouperait bien davantage que 10 ou 12 militaires, peut-être au moins cent, selon lui.

Jeudi soir, deux perquisitions - à Hove et Anvers - avaient permis la saisie de 50 et 60 armes, soit 110, et nos informations faisaient état de 250 pièces d'armes saisies au total dont plusieurs armes de guerre, dites de aute technologie.

Enfin, l'hypothèse d'un projet d'attentat, à Anvers, dans les jours précédant le 8 octobre (élections), n'était pas exclue.



© La Dernière Heure 2006