Belgique

A la suite d'une réunion de crise réunissant entre autres Infrabel et la police des chemins de fer, cette dernière a décidé récemment de remettre la problématique des vols de câbles au sommet de sa liste de priorités. 

Au cours de cette réunion qui a eu lieu la semaine dernière, la police des chemins de fer a ainsi promis de mobiliser à nouveau, dans un futur proche, davantage de ressources humaines et matérielles pour lutter contre ces faits, a annoncé lundi Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire. Les vols de câble sur le réseau ferroviaire se sont en effet multipliés ces derniers mois, une problématique qui a des conséquences bien concrètes pour le citoyen lambda: suppressions de trains, déviations et retards sont au rendez-vous à chaque fois qu'une ligne est touchée et doit faire l'objet de réparations en urgence. Selon le porte-parole d'Infrabel, on a déjà largement dépassé, en 2018, le total des faits de vols de câbles constatés sur le réseau l'année précédente. On évoque "une centaine de faits, dont une soixantaine semble imputable à une même bande", pointe Frédéric Sacré.

C'est la recrudescence de ces vols qui a mené à la réunion de crise de la semaine passée, précise-t-il. La lutte contre ces vols va redevenir, "dans les prochaines semaines", la "priorité numéro un" de la police des chemins de fer, qui a promis de mettre en place toute une série de mesures, à l'instar de ce qui avait été réalisé en 2013 avec le "plan national de lutte contre les vols de câbles". A l'époque, ce plan avait été imaginé après une année 2012 catastrophique sur le plan des vols de câbles.

La soixantaine de cas qui semblent, ces derniers mois, être l'œuvre d'une même bande au modus operandi reconnaissable se concentre sur deux zones "noires": la région liégeoise et la ligne Namur-Bruxelles.