Belgique

Le développement d'une nouvelle procédure de départ pour les trains, qui a été abandonnée à la mi-septembre, a coûté quelque 11 millions d'euros à la SNCB, a indiqué le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) mardi devant la commission Infrastructures de la Chambre. L'opérateur ferroviaire espère trouver une autre solution d'ici la fin 2019. Le ministre Bellot a été assailli de questions par la commission sur l'abandon de cette procédure. Celle-ci prévoyait que les trains ne démarrent qu'une fois que toutes les portes sont fermées. Après une phase de test à Termonde, le projet a néanmoins été abandonné.

La conclusion de la SNCB est que la procédure en question "ne permettra pas de répondre aux attentes en matière de disponibilité, de fiabilité et de ponctualité", a répondu M. Bellot aux députés David Geerts (sp.a), Stefaan Van Hecke (Groen), Jef Van den Bergh (CD&V) et Marco Van Hees (PTB).

La SNCB tente de mettre une nouvelle procédure au point depuis 2009. Onze millions d'euros ont depuis lors été dépensés dans cette optique. Le ministre souligne qu'une partie de ce montant était de toute façon nécessaire et "pourra vraisemblablement être réutilisée dans le nouveau projet".

L'entreprise publique ambitionne de tester une nouvelle procédure dans le courant 2019 avant son entrée en vigueur à la fin de la même année. Le coût supplémentaire de ce nouveau projet n'est pas encore connu.

"Nous travaillons à une nouvelle solution qui garantira au maximum la sécurité aussi bien des voyageurs que des accompagnateurs de train et qui est adaptée aux systèmes d'exploitation qui seront employés à l'avenir", avait expliqué la SNCB.

Les explications du ministre n'ont pas eu l'heur de satisfaire les députés. "De l'argent jeté par les fenêtres! ", s'est insurgé Stefaan Van Hecke.

La procédure de départ actuelle génère parfois des incidents. La porte de l'accompagnateur reste ouverte jusqu'au démarrage. Étant donné que le véhicule peut se lancer à n'importe quel moment, l'accompagnateur ne peut plus laisser qui que ce soit monter à bord, même via sa porte. Les retardataires ne sont pas toujours très réceptifs à cet aspect.

L'année passée, 61 incidents en rapport avec la procédure de départ ont été enregistrés, contre 84 en 2015.