Belgique
Le gouvernement de la Wallonie s'est mis d'accord jeudi sur une nouvelle identité visuelle pour rajeunir l'image de la Wallonie et (mieux) faire sa promotion à l'étranger. Ce nouveau 'branding', qui remplacera l'actuelle charte graphique vieille d'une dizaine d'années déjà, s'appuie sur un logo formé de cinq points noirs dessinant un W et associé au slogan: "Feel inspired" (Sentez-vous inspiré).

"L'objectif est d'assurer un redéploiement de l'image internationale de la Wallonie et de créer une image qui s'éloigne d'un passé périmé avec des industries qui ne seraient plus de ce temps", a commenté jeudi le ministre-président Rudy Demotte lors d'une conférence de presse.
Le nouveau logo pourra au besoin être décliné en quatre "auras" colorées évoquant tour à tour l'accessibilité, le savoir-faire technologique, l'idée de partage ou encore la qualité de vie en la Wallonie.

Selon ses concepteurs, les cinq points du logo évoquent à la fois des pixels, pour illustrer l'idée de réseaux et de technologies, mais aussi les cinq continents à la croisée desquels on trouve la Wallonie.

Le nouveau visuel prend soin de conserver une référence à la Belgique, le logo étant souligné par la mention "Wallonia.be".
Cette initiative fait suite à l'étude réalisée en 2011 par McKinsey pour renforcer l'image de la Wallonie à l'étranger.

En conclusion, le consultant avait suggéré à la Wallonie de mettre son "ouverture sur le monde" en avant dans sa politique de communication vers l'étranger. Cette nouvelle charte graphique sera utilisée dès la fin de cette année par les différents organes faisant la promotion de la Wallonie à l'étranger, que ce soit pour attirer des investisseurs, des chercheurs ou des touristes. Elle ne devrait dans un premier temps pas être utilisée à l'intérieur de limites de la Région.

Les coûts de ce nouveau 'branding' se chiffrent à quelque 60.000 euros, qui viennent s'ajouter au 477.000 euros de l'étude McKinsey que l'opposition MR avait jugés à l'époque fort dispendieux."C'est en moment de crise qu'il faut hisser le pavillon, qu'il faut se démarquer", a justifié jeudi M. Demotte.

L'économie wallonne dépend à 40% de ses exportations. C'est aussi l'une des régions au monde attirant le plus les investisseurs étrangers. D'où la nécessité de veiller à lui conserver une image moderne, a défendu de son côté le ministre wallon de l'Économie et du Commerce extérieur, Jean-Claude Marcourt: "Le plan Marshall a fait évoluer la perception de la Wallonie et de nous-mêmes. Au bout de dix ans, il était temps de se repositionner par rapport à ce que nous sommes aujourd'hui".