Belgique

L'entreprise de paris sportifs Ladbrokes a été condamnée par le tribunal néerlandophone de commerce de Bruxelles à arrêter son offre de paris virtuels, ainsi que la publicité pour celle-ci, annonce la société.

L'information a été confirmée par la président de cette juridiction. Si Ladbrokes poursuit ce type d'activités, elle risque des astreintes. L'entreprise se dit déçue de la décision et annonce son intention de faire appel. Les paris virtuels concernent des compétitions totalement fictives dont le résultat ne dépend pas des qualités des équipes mais d'un générateur de données. Leur issue est dès lors imprévisible. Ladbrokes, qui exploite environ la moitié des 600 agences de paris présentes dans le pays, propose de miser de l'argent sur ce type de produits, tant en ligne que dans les points de vente physiques. La société dispose d'une licence des autorités pour ce faire.

Rocoluc SA, l'entreprise derrière les sites casinobelgium.be, a assigné son concurrent en justice. En juillet, le tribunal avait ordonné à l'Etat de retirer la licence de Ladbrokes pour les paris virtuels effectués dans les agences, mais pas pour ceux accomplis en ligne.

Dans son jugement du 15 février, le tribunal de commerce de Bruxelles a estimé que Ladbrokes enfreignait la loi sur les jeux de hasard en proposant des partis virtuels en agence et en ligne et en faisant de la publicité pour ceux-ci. L'entreprise devra s'acquitter d'une astreinte de 50.000 euros par jour et par agence dans le cas où elle ne respecte pas la décision de justice. La publicité en est également dorénavant prohibée, avec des astreintes de 2.500 à 50.000 euros par jour en fonction du média utilisé.

"Il sera fait appel de cette décision dès ce jour", a annoncé vendredi Yannick Bellefroid, administrateur délégué de Ladbrokes Belgium. "Nous croyons fermement que notre approche est correcte et fondée et nous poursuivrons notre combat judiciaire par toutes voies de droit."