Belgique Lors d’un aller-retour éclair en Estonie, la DH s’est entretenue avec Marc Compernol, le chef de l’armée.

L’armée est-elle plus impliquée sur le plan extérieur qu’avant ?

"Oui et non. Disons qu’il y a plus de théâtre d’opérations qu’avant, surtout à l’Est et au Sud. Par contre, les détachements sont plus petits. Avant, on envoyait 500 ou 800 hommes. Maintenant, le plus gros contingent, c’est 170 personnes au Mali."

C’est suffisant pour vous ?

"Si l’on fait la balance entre les missions extérieures et la mission intérieure, non, on ne mène pas assez de missions à l’étranger. Cela dit, en ce moment, nous ne pouvons pas en faire plus. Avec les forces déployées en Belgique, on est au maximum de nos capacités opérationnelles, c’est-à-dire plus ou moins 2.000 personnes. Si tout ce qui est ‘homeland’ continue, les missions à l’étranger vont en souffrir. Et en raison de la combinaison entre cette mission sur le territoire national et le manque d’entraînement qu’elle induit, nous sommes en train de perdre certaines capacités."

D’où viendra la prochaine menace ?

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