Le distributeur de frites débarque !

N. G. Publié le - Mis à jour le

Exclusif
Belgique

Réaliser une machine à frites automatique. L’idée est alléchante et avait déjà été testée par le passé… sans succès. Aujourd’hui, la technologie semble être au point avec une avancée de taille : le distributeur, ressemblant à s’y méprendre à un distributeur de boissons, permet la cuisson des bâtonnets dorés à la graisse de bœuf. De quoi combler les amateurs de friture les plus exigeants.

Hier, une première machine a été installée à Bruxelles, au 686 de la chaussée de Gand, à l’entrée d’un supermarché. Pour la société qui distribue ces machines, il s’agit d’une première belge, la cuisson à la graisse de bœuf étant… une exclusivité mondiale. "Cet appareil a été testé en Inde et en Roumanie. Nous avons mis une année en développement pour l’adapter à la cuisson au blanc de bœuf", explique Tuline Bey, patronne de BreakTime solutions qui distribue le Coin frites.

Mais au fond, comment ça marche ? Le client introduit la monnaie, 2 € 50, dans le distributeur. Il choisit ensuite sa sauce (trois choix pour le moment : ketchup, mayonnaise ou samouraï). Les frites tombent d’un congélateur et sont pesées : 135 g. La portion est ensuite transférée dans le bain d’huile, qu’elle soit végétale ou animale. Une minute et demie plus tard, les frites apparaissent dans un ravier, prêtes à être consommées. À côté, les condiments sont servis dans une petite boîte : sauce, sel et fourchette.

"La friteuse est allumée en permanence mais peut éventuellement être éteinte lorsqu’elle n’est pas utilisée, la nuit par exemple", explique Tuline Bey qui assure que toutes les dispositions ont été prises quant à la sécurité du système. "Nous avons fait tourner la machine pendant 10 jours non-stop pour voir si elle résistait."

De plus, le robot à frire est doté d’un système de télégestion à distance qui informe l’exploitant par SMS sur l’état du stock (d’une capacité de 25 kg, soit 185 portions) et l’état d’usure du bain de friture (à remplacer toutes les 65 heures de chauffe). Trois filtres différents ont également été installés pour que l’engin ne dégage pas la moindre odeur.

Toute cette belle technologie a évidemment un prix : 299 € par mois (qui comprend les raviers et les sauces). Après cinq ans, le locataire devient propriétaire de la machine. "Dans un deuxième temps, nous comptons proposer des machines avec deux bains de friture qui permettraient notamment de cuire des croquettes du style nuggets", commente encore Tuline Bey.

Les clients du supermarché qui ont eu l’occasion de goûter sont plutôt positifs. "C’est pas mal du tout. C’est un peu comme à la maison", commente Jean-Lou. "Le principe est bien. Je les trouve bonnes mais je verrais plutôt ce genre de machine dans un endroit où l’on peut s’asseoir", ajoute Maïté. "Je n’ai pas de friteuse à la maison. Cela pourrait m’intéresser s’il y a moyen d’emporter", conclut Valérie.


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