Belgique

La déclaration de Mohamed à la presse, cet après-midi après sa libération, sur le perron de la maison familiale à Molenbeek.

Pour rappel, il n'a finalement pas été inculpé. La juge d'instruction l'a laissé repartir sans rien lui reprocher. Et pour cause, son avocate, qui n'est autre que la célèbre pénaliste Nathalie Gallant, est parvenue à prouver qu'il avait un alibi très solide pour vendredi soir. Il n'aurait pas pu être à Paris.

Voici ses déclarations:

"J'ai été accusé de participer à des actes terroristes suite à ce qui s'est passé à Paris. Je suis effectivement l'un des frères mais, en aucun cas, je n'ai été lié de près ou de loin à ce qui s'est passé vendredi à Paris."

"Je suis employé communal depuis plus de dix ans à Molenbeek. Je n'ai jamais eu de problème avec qui que ce soit. Je pense que beaucoup de gens savent de quoi je suis capable et de quoi je ne suis pas (capable). Vendredi soir, j'ai un alibi. Raison pour laquelle la juge d'instruction a décidé de me libérer. Elle avait très peu d'éléments pour me retenir plus longtemps."

"Je ne sais pas vous dire pourquoi, ni comment (mon frère s'est retrouvé dans cet attentat, NdlR). Nous sommes une famille ouverte, nous n'avons jamais eu de problèmes avec la justice. Vous devez comprendre aussi que, malgré la tragédie, mes parents sont sous le choc et ne réalisent vraiment pas encore. Nous n'avons absolument rien remarqué chez mes frères. Salah n'a pas encore été entendu par la justice. On ne sait pas encore ce qui s'est réellement passé. Nous ne savons pas où il se trouve actuellemement. Avec les tensions en ce moment, nous ne savons pas s'il osera se rendre à la justice. Salah a grandi ici, a étudié ici. C'est un garcon tout à fait normal. Maintenant, on verra ce qui se passera. Personne ne savait dans notre famille qu'Ibrahim était à Paris vendredi."

"J'ai été moi-même interpellé, accusé. Les services spéciaux sont venus me chercher alors que je n'ai jamais eu de problème avec la justice. L'intervention était, je peux le comprendre, très dure". 

"[...]Bien que certains penseront que je suis faux, sachez que nous sommes touchés par ce qui s'est passé à Paris. Nous avons appris ça par la télévision comme beaucoup d'entre vous. Je pense au victimes, aux familles des victimes mais vous devez comprendre aussi que nous avons une maman, et que ça reste avant tout son enfant."