Belgique Il "pourrait se venger envers la police". Les policiers étaient en alerte jusqu’à l’interpellation de Dimitri Herman, le frère de Benjamin.

Malgré la mort du tueur sous les balles du Peloton anti-banditisme (PAB), les autorités policières du pays restaient sur le qui-vive, mercredi, 24 heures après la tragédie qui a vu Benjamin Herman, 31 ans, ôter la vie à un jeune homme de 22 ans et à deux policières, au centre de Liège, dans la matinée de mardi. Et pour cause : son frère, Dimitri Herman, était introuvable.

Complice de toujours de Benjamin Herman, jusque dans la délinquance et la détention derrière les barreaux des prisons, Dimitri Herman focalisait l’attention des enquêteurs qui lui prêtaient la possible intention de vouloir venger la mort de son frère en tuant à son tour des policiers.

Heureusement, l’alerte a pu être levée, mercredi en toute fin de journée, lorsque Dimitri Herman a été localisé à Liège et interpellé par les forces de l’ordre.

Quelles étaient ses intentions ? Elles n’étaient pas belliqueuses, ont conclu les enquêteurs qui l’ont interrogé avant de lui rendre sa liberté, mercredi. Mais le profil de Dimitri Herman est tel qu’il inquiétait les autorités. Celles-ci avaient d’ailleurs lancé un avis de recherche sans équivoque auprès de toutes les polices du pays, intitulé Attention particulière, signalant que Dimitri Herman, 34 ans, "pourrait se venger envers la police".

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Le domicile de la compagne du Rochefortois d’origine, lui-même sans résidence connue, ainsi que le véhicule à bord duquel il était susceptible de circuler, avaient été renseignés auprès des corps de police.

L’alerte est donc levée, désormais. Mais elle témoigne du fait que la police, malgré la mort du tueur, reste à l’affût d’éventuelles représailles ou, fait connu, d’une seconde attaque, à caractère terroriste. Une menace d’autant plus réelle qu’elle intervient à l’heure où chacun, à son niveau, entre dans une phase de deuil et d’hommage aux victimes tombées sous les coups de couteau et les coups de feu assénés par Benjamin Herman, âgé de 31 ans et radicalisé lors de ses séjours en détention.

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