Belgique

Quatre institutions indépendantes demandent d'urgence une évaluation des alternatives à l'enfermement.

Le Médiateur fédéral, Myria, le Délégué général aux Droits de l'enfant et le Kinderrechtencommissaris demandent de concert une évaluation immédiate et approfondie des mesures qui permettent d'expulser les familles avec enfants sans les enfermer, indiquent-elles jeudi dans un communiqué de presse commun. Cet appel fait suite à la visite qu'elles ont rendue en matinée aux nouvelles unités familiales sur le site du centre fermé 127bis. Beaucoup d'encre a coulé sur les unités familiales du centre fermé 127bis de Steenockerzeel. En début de semaine, le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) a annoncé qu'une deuxième famille y était enfermée. Theo Francken continue par ailleurs à répéter que les centres fermés ne sont utilisés que comme "moyen ultime".

"L'enfermement est préjudiciable pour les enfants, tout le monde est d'accord sur ce point. Utiliser l'enfermement comme 'moyen ultime' sans s'assurer que toutes les alternatives ont été mises en œuvre efficacement n'est pas justifiable pour un Etat de droit qui veille au bien-être des enfants. Nous demandons que le gouvernement fédéral évalue les alternatives à l'enfermement et, si nécessaire, qu'il investisse davantage dans les mesures permettant d'expulser les familles sans enfermer des enfants."

Le Centre fédéral Migration Myria et le Médiateur fédéral disent par ailleurs demander depuis plusieurs années une évaluation approfondie des procédures d'expulsion des familles avec enfants à partir des maisons de retour ouvertes ainsi que des mesures qui peuvent augmenter l'efficacité des alternatives à l'enfermement afin de garantir le renvoi effectif de ces familles. Mais, jusqu'à présent, "ils n'ont reçu aucune réponse concrète", affirment-ils. "Une telle évaluation reste pourtant indispensable pour pouvoir juger de l'efficacité ou non des alternatives existantes".