Belgique

Voici la composition du nouvau gouvernement présidé par Yves Leterme


BRUXELLES Nous avons 15 ministres et 7 secrétaires d'Etats au gouvernement.

Didier Reynders (MR): Il restera vice-premier ministre, ministre des Finances et ministre des Réformes institutionnelles dans le gouvernement Leterme Ier.
Devenu vice-premier ministre et ministre des Finances et des Réformes institutionnelles (tout comme Yves Leterme) dans le gouvernement intérimaire, il est ministre des Finances depuis 1999 et vice-premier ministre depuis 2004.
Né à Liège le 6 août 1958, il est licencié en droit de l'Université de Liège. Il a débuté sa carrière politique en assumant, entre mars 1987 et mai 1988, le poste de chef de cabinet de Jean Gol alors vice-premier ministre et ministre de la Justice.
Il est ensuite devenu président du Conseil d'administration de la SNCB d'octobre 1986 à août 1991. Agé alors de 28 ans, il a notamment mené avec l'administrateur-délégué Etienne Schouppe un vaste plan de restructuration et d'assainissement des chemins de fer en 1987-1988, successivement sous la tutelle des ministres Herman De Croo (PVV) et Jean-Luc Dehaene (CVP). En 1991, il est devenu président de la Régie des voies aériennes (RVA).
Son parti ayant rejoint l'opposition, il s'est retrouvé sur les bancs de la Chambre où il a été élu pour la première fois en 1993.
Après la mort de Jean Gol dont il était considéré comme le "dauphin", il est devenu chef de groupe à la Chambre.
En 1999, il est devenu ministre des Finances. A ce poste, il s'est surtout fait connaître par la réforme fiscale du gouvernement arc-en-ciel et par le passage à l'euro qu'il a piloté en tant que président de l'Eurogroupe.
Retrouvant son portefeuille des Finances en 2003, son deuxième mandat à ce poste a été marqué notamment par la poursuite de la réforme fiscale et l'instauration de la Déclaration libératoire unique (DLU). Il a profité en 2004 du départ de Louis Michel à l'Europe pour devenir vice-premier ministre. Au sein de son parti, il conquiert la présidence le 11 octobre 2004.
Après une législature marquée notamment par la promotion des intérêts notionnels, un de ses chevaux de bataille même sur la scène internationale, il se lance dans la campagne électorale de 2007 en adoptant un ton résolument offensif par rapport au PS, faisant au final perdre à celui-ci son leadership en Wallonie comme à Bruxelles.
Cette victoire, malgré la défaite en Flandre de Guy Verhofstadt et de l'Open Vld, permet aux libéraux de devenir, à la Chambre, la famille politique la mieux représentée. D'aucuns le voient alors potentiel premier ministre. Didier Reynders est le premier, au lendemain des élections, à évoquer la possibilité d'un gouvernement orange-bleu. Nommé informateur par le Roi, il cède le relais à Jean-Luc Dehaene avant l'entrée en piste d'Yves Leterme. Avant d'entrer en politique, M. Reynders avait débuté sa carrière par un parcours académique en étant élève-assistant du professeur François Perin à l'ULG d'octobre 1979 à mai 1982 ainsi que chargé de recherche au centre interuniversitaire de droit public de février 1982 à janvier 1983. Il a aussi été avocat au barreau de Liège entre 1981 et 1985. Il a fait ses premiers pas politiques à Liège en étant élu conseiller communal de la ville en octobre 1988, un siège qu'il occupe sans interruption depuis lors. Il est aussi chargé de cours aux Hautes études commerciales de Liège.

Laurette Onkelinx (PS): Elle est nommée ministre des Affaires sociales et de la Santé publique du gouvernement. Elle est née à Ougrée le 2 octobre 1958. Elle est la fille de Gaston Onkelinx, ancien député et bourgmestre de Seraing. Licenciée en droit et avocate, Laurette Onkelinx est devenue députée de l'arrondissement de Liège en 1988. En 1992, elle est nommée ministre de l'Intégration sociale, de la Santé publique et de l'Environnement. Elle a occupé cette fonction jusqu'en 1993, année au cours de laquelle elle a succédé à Bernard Anselme et est devenue ministre-présidente de la Communauté française. En 1995, elle a rempilé à ce poste mais en héritant en plus de l'Education. Après les élections du 13 juin 1999, Laurette Onkelinx est revenue au gouvernement fédéral en tant que vice-première ministre et ministre de l'Emploi et de l'Egalité des chances. Elle est notamment à l'origine du plan Rosetta. Deux semaines avant les élections du 18 mai 2003, elle a repris le département des Transports après la démission d'Isabelle Durant (Ecolo). Elle conserve en 2003 son poste de vice-première ministre mais passe à la Justice, où elle doit faire face à plusieurs difficultés qui l'ont fait vaciller, dont les évasions de Ferhyie Erdal, Kapllan Murat ou les 28 détenus de Termonde, sans compter l'affaire Kimyongur. Au cours de cette législature, elle a notamment fait aboutir la réforme du divorce, la nouvelle loi sur les armes (conséquence des meurtres d'Anvers) ou la création des tribunaux d'application des peines. Elle a travaillé à des mesures pour améliorer le statut des acteurs de la justice ou pour garantir un meilleur accès du citoyen au monde judiciaire. Le Grand Franchimont et l'informatisation de la justice restent les chantiers inachevés. Pendant les négociations de l'orange bleue, elle avait déjà revêtu certains habits de chef de file de l'opposition à la Chambre.
Figure emblématique du PS Liégeois, elle a pourtant quitté la Cité Ardente en septembre 2001 pour s'installer à Bruxelles, où son implantation à Schaerbeek a connu un coup de frein aux dernières communales, son parti se trouvant dans l'opposition après une alliance entre Bernard Clerfayt (FDF) et Isabelle Durant (Ecolo).

Patrick Dewael (Open Vld): Il détient dans le gouvernement Leterme 1er les mêmes portefeuilles que ceux qu'il détenait dans le gouvernement intérimaire: vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur.
Né le 13 octobre 1955 à Lierre, Patrick Dewael est licencié en droit de la VUB et licencié en notariat. Il a milité dans les rangs libéraux dès ses études et est vite devenu le compagnon de route de Guy Verhofstadt.
Elu pour la première fois à la Chambre en 1985, il est devenu la même année ministre de la Culture dans le gouvernement flamand de Gaston Geens. Après le renvoi des libéraux dans l'opposition en 1991, M. Dewael est devenu chef de groupe à la Chambre, une fonction qu'il a occupée jusqu'en 1999.
Considéré un moment comme successeur de Guy Verhofstadt à la tête des VLD après le retrait provisoire de M. Verhofstadt à la suite des élections de mai 1995, il a toutefois été battu à l'élection présidentielle par le revenant Herman De Croo.
Après les élections de 1999, il est devenu ministre-président du gouvernement flamand réunissant socialistes, libéraux et verts renforcés par la défunte Volksunie. Il a abandonné le gouvernement flamand peu avant les élections du 18 mai, affichant clairement sa volonté de "monter" au fédéral, dans un gouvernement "violet", dont il est devenu en 2003 vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur.
Il fut confronté ces dernières années aux dossiers des demandeurs d'asile et des sans-papiers, marqués par de nombreuses grèves de la faim ou encore par la saga à l'été 2007 autour de la petite Equatorienne Angelica. Il fut aussi la cible de critiques lors de l'évasion de l'activiste turque d'extrême-gauche Ferhyie Erdal.

Jo Vandeurzen (CD&V): Il avait succédé à Laurette Onkelinx au département de la Justice dans le gouvernement intérimaire Verhofstadt III, était le président du CD&V depuis le 29 octobre 2004.
Né le 2 juin 1958 à Heusden, il est licencié en droit de l'Université Catholique de Louvain (KUL) et devient avocat. Il fut également pendant quelques années rédacteur du magazine "Limburgs rechtsleven".
De 1983 à 1989, il assure la présidence de la section gantoise du CVP (prédécesseur du CD&V) et siège depuis 1995 au Conseil communal de Genk, où il est chef de groupe de '95 à '98. Jo Vandeurzen fut aussi président de CPAS à Genk.
Le 7 janvier 1993, il prête serment à la Chambre et devient en 2001 secrétaire général de son parti. Aux élections de 2003, il est tête de liste CD&V pour le Limbourg à la Chambre où, élu, il se montre surtout actif sur les dossiers justice, police, sécurité, drogues et soins de santé (il est par ailleurs président de l'hôpital du Limbourg oriental).
A l'issue des régionales de 2004 et après le passage d'Yves Leterme à la tête du gouvernement flamand, c'est lui qui prend sa place à la tête du CD&V.
Jo Vandeurzen est membre de l'aile ACW (le mouvement ouvrier chrétien flamand) de son parti.

Joëlle Milquet (cdH): A 47 ans, elle accède pour la première fois à un poste ministériel après avoir présidé le PSC et puis le cdH pendant 9 ans. Elle reprendra les compétences de l'Emploi à Josly Piette, qui a quitté le gouvernement intérimaire, et y ajoutera l'Egalité des chances.
Joëlle Milquet est née le 17 février 1961 à Charleroi. En 1984, elle est licenciée en droit de l'Université catholique de Louvain où elle sera assistante, tout en étant inscrite au barreau de Bruxelles.
Après une expérience à la Cour de justice des Communautés européennes, elle a rejoint le groupe PSC du Sénat pour devenir ensuite chef de cabinet adjoint du ministre de l'Enseignement supérieur Michel Lebrun, où elle côtoiera André Antoine, et puis Secrétaire politique des sociaux-chrétiens francophones.
En 1995, elle est devenue sénatrice et c'est au cours de cette année qu'elle occupe pour la première fois l'avant-scène de l'actualité politique. Le 16 décembre, Gérard Deprez quitte la présidence du PSC qu'il occupait depuis 14 ans. Il veut placer à la tête d'un parti marqué par le déclin électoral Joëlle Milquet, apte à ses yeux à incarner le renouveau des sociaux-chrétiens francophones.
La tentative sera pourtant un échec. L'un des caciques du parti, Charles-Ferdinand Nothomb, brigue lui aussi la présidence, qu'il avait d'ailleurs exercée avant Gérard Deprez. Il l'emportera de quelques voix.
Joëlle Milquet attend 1999 pour devenir présidente du PSC après le bref intérim de Philippe Maystadt, la déroute des sociaux-chrétiens aux élections et leur rélégation dans l'opposition. Elle s'emploiera à rajeunir le parti et à moderniser son image. En 2002, elle effacera la référence chrétienne de sa dénomination pour en faire le cdH: le centre démocrate humaniste. Le parti demeure pour autant fragile, certains prédisent même sa disparition à terme de l'échiquier politique.
Les élections de 2003 se traduisent pour le cdH par un score qui reste faible et le parti devra passer une législature fédérale de plus dans l'opposition. Il affrontera même une tentative d'OPA du MR sur une partie de ses cadres qui se marquera par le départ du député-bourgmestre de Dinant, Richard Fournaux.
Il faudra attendre les élections de 2004 pour voir le cdH revenir dans les majorités des Régions wallonne et bruxelloise et à la Communauté française, en alliance avec le PS dirigé par Elio Di Rupo.
Après les élections communales de 2006, Joëlle Milquet devient échevine à Bruxelles-Ville.
Le scrutin du 10 juin 2007 marque le retour du cdH dans la majorité fédérale. Joëlle Milquet s'affirme encore un peu plus sur la scène politique au cours des longues négociations de l'orange bleue et son intransigeance sur certaines questions lui vaut le surnom de "madame non" dans la presse flamande.
Ces négociations feront également apparaître une inimitié tenace avec le MR et son président, Didier Reynders. Celui-ci n'apprécie guère le style de Joëlle Milquet et l'accuse régulièrement de vouloir ramener le PS dans le jeu.
A la fin de l'année 2007, le gouvernement intérimaire est enfin formé avec du côté francophone, le MR, le PS et le cdH qui désigne comme ministre un homme au-dessus de la mêlée: le bourgmestre cdH de Bassenge et ancien leader de la CSC, Josly Piette.
Au cours de toutes ces années et singulièrement au cours des négociations de l'orange bleue, la cote de popularité de Joëlle Milquet n'a cessé de croître. Après de longues hésitations, elle entre aujourd'hui dans le gouvernement fédéral tout en conservant la présidence de son parti pour quelques mois, le temps que la procédure pour lui trouver un successeur ait abouti.

Karel De Gucht (Open Vld): Le ministre des Affaires étrangères rempile dans le gouvernement Leterme I aux Affaires étrangères, un portefeuille qu'il occupe depuis 2004 dans les gouvernements Verhofstadt II et III.
Né le 27 janvier 1954 à Overmere, il a obtenu une licence en droit à la VUB en 1976, année à laquelle il s'est inscrit au barreau de Termonde. M. De Gucht est professeur de droit européen à la VUB depuis 1991.
Sur le plan politique, sa carrière a démarré au cours de la période 1974-1975 durant laquelle il fut président de l'association des étudiants libéraux de Bruxelles, avant de présider l'association à l'échelon national, l'année suivante.
En 1977 et jusqu'en 1979, il préside les PVV-Jongeren. En 1980, il est élu au Parlement européen. En 1994, il occupe la dernière place sur la liste du VLD pour les élections européennes mais n'est pas réélu. En juillet de la même année, il prête serment comme sénateur provincial de Flandre orientale. Il a également été député flamand de 1995 à 2003.
M. De Gucht a aussi été échevin des Finances de la commune de Lebbeke de 1983 à 1988 et siège depuis 1989 comme conseiller communal à Berlare. Lors des élections de 2003, il a été élu à la Chambre. Il a repris la présidence du VLD en 1999 lorsque les libéraux sont entrés au gouvernement et que Guy Verhofstadt est devenu premier ministre.
Au début de 2004, à la suite de la polémique qui a agité son parti autour de l'octroi du droit de vote des étrangers non-européens aux élections communales - auquel il était opposé -, il a été "suspendu" comme président et a laissé son poste au député européen Dirk Sterckx. Il a toutefois retrouvé cette fonction après les élections du 13 juin 2004. Pour peu de temps toutefois: le 12 juillet, il a succédé au libéral francophone Louis Michel aux Affaires étrangères dans le gouvernement violet.
A la tête de la diplomatie belge, son style parfois un peu brutal a au départ tranché avec celui de son prédécesseur, même s'il assure être devenu avec l'expérience "plus diplomate".
Ministre d'Etat depuis 2002, M. De Gucht est l'auteur de plusieurs publications et travaux en matière de droit européen.

Sabine Laruelle (MR): elle sera ministre des PME, des Indépendants, de l'Agriculture et de la Politique scientifique dans le gouvernement Leterme 1er. Née à Huy le 2 juin 1965, elle a fait des études d'ingénieur agronome aux Facultés agronomiques de Gembloux. Elle a aussi décroché un certificat complémentaire en gestion et administration des affaires à l'Université de Liège et suivi une formation de conseiller en environnement à l'Institut éco-conseil de Namur. Après avoir travaillé un an dans le secteur privé, elle a fait de la recherche à la Fondation universitaire luxembourgeoise. De mai 1992 à juillet 1999, elle a travaillé au cabinet du ministre social-chrétien Guy Lutgen. Elle a ensuite travaillé à la Fédération agro-alimentaire et, de novembre 1999 à décembre 2000, a été directrice générale de l'Alliance agricole belge. De janvier 2001 à mai 2003, elle a été directrice de la Fédération wallonne de l'agriculture, née de la fusion entre l'Alliance agricole belge et les UPA.
Elue en 2003 sur la liste MR pour la Chambre à Liège, elle entre dans le gouvernement Verhofstadt II en tant que ministre des Classes moyennes et de l'Agriculture, où elle s'active notamment à améliorer le statut social des indépendants. Réélue en 2007 sur la liste pour la Chambre à Namur, elle participe pendant six mois aux négociations de l'orange bleue avant la décision de former un gouvernement intérimaire, au sein duquel elle obtient, en plus de ses ministères des Classes moyennes et de l'Agriculture, celui de l'Economie qu'elle a repris à Marc Verwilghen.

Marie Arena (PS): c'est la nouvelle ministre fédérale de l'Intégration sociale, des Pensions et des Grandes villes, Marie Arena, est âgée de 41 ans. Elle est licenciée en sciences économiques appliquées des Facultés universitaires catholiques de Mons (FUCAM).
Mme Arena a occupé de 1990 à 1999 diverses fonctions au sein du Forem (Office communautaire et régional de la formation et de l'emploi).
En avril 2000, elle et nommée ministre de l'Emploi et de la formation au sein du gouvernement wallon, symbolisant ainsi la volonté de rajeunissement et de féminisation des responsables ministériels PS manifestée par le président du PS Elio Di Rupo.
En juillet 2003, elle "monte" au fédéral, comme ministre de la Fonction publique, de l'Intégration sociale et de la Politique des grandes villes.
En mars 2004, elle devient ministre-présidente du gouvernement de la Communauté française, en charge de l'Education, tout en détenant également le portefeuille de la Formation.
A la suite des élections législatives de 2007, elle quitte le gouvernement wallon et cède le portefeuille de la Promotion sociale à la Communauté, tout en restant ministre-présidente, avec le portefeuille de l'Education.
Cette compétence l'a souvent placée au premier plan de l'actualité, notamment à la fin de 2007, lorsqu'elle a modifié les modalités d'inscription des élèves dans le premier degré du secondaire et que des files de parents se sont formées devant certains établissements.
Marie Arena est également active au niveau local. Venue de Chimay, elle s'est présentée aux élections communales à Binche mais, à la suite d'escarmouches locales entre responsable socialistes, elle doit se contenter d'un siège de Conseiller communal dans l'opposition, face à un cartel de dissidents socialistes, alliés à des indépendants et des sociaux chrétiens.
Aux élections communales de 2006, la liste PS qu'elle emmène remporte la victoire mais c'est l'un de ses co-listiers, Laurent Devin, qui rassemble le plus de voix de préférence et devient bourgmestre de la cité des Gilles.
Au début de mars, elle a décidé d'aller s'installer dans la commune bruxelloise de Forest, dont la bourgmestre est Magda De Galan.

Pieter De Crem (CD&V): Il avait succédé au socialiste André Flahaut comme ministre de la Défense dans le gouvernement intérimaire, rempile à ce poste dans le gouvernement Leterme I.
Il avait été ces quatre dernières années le chef de groupe CD&V à la Chambre, où il a notamment mené une opposition musclée au ministre de la Défense sortant. Les luttes politiques entre les deux hommes se sont d'ailleurs prolongées dans le gouvernement Verhofstadt III.
Pieter De Crem est né le 22 juillet 1962 à Aalter, dont il occupe le mayorat depuis 1995. Licencié en philologie romane de l'université catholique de Louvain (KUL) puis en droit international et européen à la vrije universiteit Brussel (VUB), il a été tête de liste CD&V/N-VA aux élections législatives du 10 juin 2007 mais n'a pu dépasser son rival Open Vld Karel De Gucht.
Pieter De Crem est devenu en 1989 président de la section jeunes du CVP d'alors. Il entre à la Chambre en 1995, après son élection dans l'arrondissement de Gand-Eeklo. Malgré la défaite électorale de son parti en 1999, Pieter De Crem est réélu.
Il réitère ce succès personnel en 2003, son influence ne cessant de croître au sein du parti. Il a ainsi été désigné chef de groupe à la Chambre et s'est révélé sur la dernière législature comme un chef d'opposition combatif. Candidat aux élections présidentielles de son parti, le CD&V, en 2004, il a été battu par Jo Vandeurzen.

Paul Magnette (PS): Il reste ministre du Climat et de l'Energie dans la gouvernement Leterme I.
Le carolorégien avait rejoint l'exécutif fédéral après avoir siégé pendant quelques mois au gouvernement wallon où il était en charge des Affaires sociales et de la Santé. Il est également professeur de sciences politiques à l'Université Libre de Bruxelles (ULB).
Paul Magnette est né à Louvain en 1971.
Après avoir étudié les sciences politiques et la politique européenne à l'ULB (1989-94), il s'est spécialisé en histoire de la pensée politique à l'Université de Cambridge (1994-1995). De 1995 à 1999, il a été doctorant boursier du Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) et assistant volontaire à l'ULB. Après avoir soutenu sa thèse (Citoyenneté et construction européenne) en 1999, il a été successivement chargé de recherche au FNRS (1999-2000), maître de conférence (2000-2001), chargé de cours (2001-2005) et est devenu professeur en 2005 de science politique à l'ULB. Depuis 1999, il est également professeur extérieur à l'Institut d'études politiques de Paris, et depuis 2003 titulaire d'une chaire Jean Monnet ad personam.
De 2001 à 2006, Paul Magnette a été directeur de l'Institut d'études européennes de l'ULB, dont il dirige actuellement la section politique. Il a aussi été professeur invité aux Instituts d'étude politique de Paris (1999) et Bordeaux (2001), à la Scuola superiore Sant'Anna de Pise (2001) et à l'Université de Lausanne (2005) et Guest lecturer à l'Academy of European Law de l'Institut universitaire européen de Florence (2005). Il a reçu plusieurs prix dont le prix Jean Rey en 2004. En 2000, l'étude de l'Institut d'études européennes de l'ULB qu'il a coordonnée avec Eric Remacle a reçu le Prix Francqui pour la recherche interdisciplinaire européenne.
Il est entré dans l'actualité politique lorsqu'il a été désigné le 11 juin dernier délégué du Bureau du PS à Charleroi pour y dénouer la crise politique et amener les instances du PS local à accepter quelques aménagements majeurs au sein du Collège communal. Au mois de juillet 2007, il a repris au sein du gouvernement wallon les compétences de Christiane Vienne. Paul Magnette s'est imposé comme le nouveau patron d'un PS carolorégien durement touché par les affaires politico-judiciaires et ce malgré l'inimitié de l'ancien homme fort de Charleroi, Jean-Claude Van Cauwenberghe. Au mois d'octobre dernier, il a indiqué qu'il se présenterait aux élections régionales de 2009 "pour y chercher la légimité populaire qu'il n'a pas eue". Si son score était insuffisant, il s'en irait, avait-il ajouté.

Charles Michel (MR): Il devient ministre de la Coopération au développement, après assuré les mêmes fonctions dans le gouvernement intérimaire.
Charles Michel avait été le plus jeune ministre de l'histoire politique belge quand, en 2000, il fut chargé des Affaires intérieures au gouvernement wallon.
Né le 21 décembre 1975 à Namur, M.Michel a commencé sa carrière politique à 16 ans en adhérant à la nouvelle fédération des Jeunes Réformateurs Libéraux de Jodoigne dont il assume d'emblée la présidence. Placé en queue de liste lors des élections provinciales de 1994, il rallie -à 18 ans- plus de 4.000 suffrages et décroche un siège au Conseil provincial de Brabant wallon dont il se voit confier dès 1995 la vice-présidence.
Il a entre-temps poursuivi ses études et a décroché une licence en droit à l'ULB.
En 1999, il est élu à la Chambre et participe notamment à la Commission d'enquête sur la dioxine.
Sa carrière, déjà fulgurante, a connu un coup d'accélérateur en 2000 quand il succède à l'éphémère Jean-Marie Séverin, ministre des Affaires intérieures du gouvernement wallon. Il s'est illustré à ce poste en tentant de réformer les provinces, les intercommunales et le fonds des communes ou encore en instaurant un Code wallon de la Fonction publique.
A l'époque, les polémiques avec les socialistes, et en particulier le ministre-président Jean-Claude Van Cauwenberghe, n'ont pas manqué, à tel point qu'en 2004, l'un des arguments invoqués dans les rangs socialistes pour justifier l'éviction du MR des Communautés et Régions fut l'attitude de Charles Michel, accusé d'être un danger pour les municipalités socialistes en Wallonie.
Ses détracteurs ont souvent mis son ascension en politique sur le compte de sa filiation. En 2004, lorsque son père, Louis Michel, quitte le gouvernement belge pour la Commission européenne, il tente d'ailleurs de ravir la présidence du MR. Un autre Brabançon wallon, Serge Kubla, menace de se présenter lui aussi et c'est finalement Didier Reynders qui rafle la mise.
En 2003, de même qu'en 2007, Charles Michel a été réélu à la Chambre en enregistrant à chaque fois le taux de pénétration le plus élevé du côté francophone. En 2006, il est également devenu bourgmestre de Wavre dont il était déjà Conseiller communal depuis 2000.

Inge Vervote (CD&V): Elle devient, dans le gouvernement Leterme I, ministre de la Fonction publique et des Entreprises publiques après avoir été ministre de la Fonction publique et des Entreprises publiques dans le gouvernement intérimaire Verhofstadt III. Il y a quelques mois, elle était encore ministre du Bien-être dans le gouvernement flamand mais elle a suivi Yves Leterme lorsque celui-ci a démissionné de la ministre-présidence de l'exécutif flamand pour participer aux négociations fédérales.
Inge Vervotte est née à Bonheiden (Limbourg) le 27 décembre 1977 et a suivi une formation d'assistante sociale. Elle a gravi les échelons au sein du syndicat chrétien et a connu son heure de gloire lors de la faillite de la Sabena. Après la faillite de la compagnie aérienne, elle a rejoint le CD&V alors qu'elle avait déclaré en son temps qu'elle ne ferait jamais de politique. Inge Vervotte a occupé la tête de liste CD&V à Anvers lors des dernières élections. Elle a recueilli 133.830 voix de préférence, soit le meilleur score dans la province.

Vincent Van Quickenborne (Open Vld): Il sera le ministre pour l'Entreprise et la Simplification dans le gouvernement Leterme I après avoir été secrétaire d'Etat à la simplification administrative dans le gouvernement Verhofstadt II. Vincent Van Quickenborne est né le 1er août 1973 et vit à Courtrai. Il est licencié en droit et avocat. Il a été l'une des figures emblématiques du mouvement ID21 créé par Bert Anciaux pour élargir la base de la Volksunie (VU) et est devenu sénateur après les élections de 1999. Il s'est alors fait remarquer dans quelques dossiers comme celui de la loi sur le génocide, la question palestinienne, le Palais royal ou l'immeuble du Berlaymont.
A la suite de l'implosion de la VU, il passe chez Spirit avant de rejoindre en 2002 le VLD. Il s'y fait rapidement remarquer, notamment grâce aux positions qu'il prend avec Jean-Marie Dedecker sur le rôle du roi.
Après les élections de 2003, il devient secrétaire d'Etat à la simplification administrative dans le gouvernement violet et lance son plan "Kafka". Il ne sera pas repris dans le gouvernement intérimaire mais participe quand même aux négociations gouvernementales.

Annemie Turtelboom (Open Vld): Elle prendra en charge l'Asile et l'Immigration dans le gouvernement Leterme 1er. Elle siégeait jusqu'aux élections du 10 juin à la Chambre mais elle n'a pas été réélue. Elle était surtout active dans les domaines de l'Emploi et des Pensions. Annemie Turtelboom, 40 ans, a une formation de régente et d'économiste. Elle a débuté sa carrière politique au sein de l'ancien CVP, mais est passée il y a quelques années chez les libéraux flamands, tout comme ses collègues du NCD (Nieuwe Christen-Democratie) Johan Van Hecke et Karel Pinxten. En 2003, elle est devenue parlementaire à la Chambre, mais elle n'a pas été réélue quatre ans plus tard alors qu'elle se trouvait en quatrième position sur la liste du Sénat.
Annemie Turtelboom vit à Puurs, est mariée et a deux enfants.

Etienne Schouppe (CD&V): Il devient dans le gouvernement Leterme 1er Secrétaire d'Etat de la Mobilité, un secteur avec lequel l'ancien patron des chemins de fer a beaucoup d'affinités.
"Homme de chemins de fer jusqu'à la moëlle", comme il aimait lui-même le dire, Etienne Schouppe a commencé sa carrière au sein de la SNCB, où en 1966 il devient conseiller au service d'études financières.
En 1975, il entame sa carrière politique comme conseiller au sein du cabinet de l'ancien ministre des Transports, Jos Chabert (CVP). En 1980, Etienne Schouppe suit Chabert au cabinet des Travaux publics. En 1981, il devient chef de cabinet auprès de la Secrétaire d'Etat aux PTT, Paula d'Hondt (CVP).
En 1986, il revient à la SNCB, d'abord comme directeur général et à partir de 1991 comme administrateur délégué. Il fut alors régulièrement sujet de controverse, notamment dans le dossier ABX, dans lequel il décidait tout de sa propre initiative. De grosses sommes d'argent ont été pompées dans la filiale pour la transformer en un groupe d'envergure internationale. La SNCB a par ailleurs connu une enquête judiciaire sur des constructions "sale-and-lease-back".
La démission d'Etienne Schouppe a été exigée à plusieurs reprises, avant que les choses s'aplanissent à chaque fois.
Lors de l'arrivée au pouvoir de la coalition arc-en-ciel, Isabelle Durant avait fait savoir qu'elle souhaitait voir un autre manager à la tête de la SNCB. Elle aura attendu près de trois ans avant d'obtenir satisfaction.
Sur le plan politique, Etienne Schouppe a été longtemps actif localement. Il figure pour la première fois sur une liste électorale à Liedekerke en 1976. Il sera par la suite bourgmestre de cette commune pendant 12 ans. Sur le plan national, il devient sénateur pour la première fois en 2003.

Carl Devlies (CD&V): Il endosse la fonction de Secrétaire d'Etat en charge de la lutte contre la fraude fiscale au sein du gouvernement Leterme 1er, siège depuis 2003 à la Chambre et est premier échevin à Louvain. Lors de la législature précédente, il s'est fait remarquer en raison de sa forte opposition sur le plan du Budget et des Finances.
Carl Devlies est né le 23 janvier 1953 à Amsterdam. Il est licencié en droit et en sciences économiques et président de la la Commission "achats militaires".

Bernard Clerfayt (MR-FDF): Agé de 47 ans, le nouveau Secrétaire d'Etat, adjoint au ministre des Finances, Bernard Clerfayt, est l'étoile montante du FDF dans la capitale, depuis qu'il est sorti vainqueur du combat électoral qui l'a opposé, en 2006, à Laurette Onkelinx, pour l'exercice du maïorat de Schaerbeek, une fonction qu'il exerçait depuis 2001.
Cet économiste de formation s'est d'abord engagé dans une carrière scientifique, avant de grimper les échelons dans la vie politique bruxelloise.
Assistant de recherche à l'université catholique de Louvain, au sein du "Centrum voor Economische Studien" de 1984 à 1986, il a rejoint l'IRES en tant qu'assistant de recherche et d'enseignement avant d'accéder à la fonction de maître de conférence invité.
Il a également été chargé de cours en macroéconomie et microéconomie à l'UCL, à la FUCaM (Mons) et aux Facultés universitaires de Lille (1986-1993).
Parallèlement, le fils de l'ex-président du FDF, Georges Clerfayt, s'est intéressé très tôt à la politique.
Il s'inscrit dans la section schaerbeekoise de son parti en 1985. Il s'y oppose à Roger Nols, qui a quitté le FDF en 1982.
En 1988, il est élu Conseiller communal et refuse de participer à la majorité mise en place par Roger Nols.
Il poursuit son petit bonhomme de chemin politique en entrant dans le premier Conseil (parlement) régional bruxellois en juin 1989.
Bernard Clerfayt a été réélu à chacun des scrutins régionaux depuis la naissance de la Région bruxelloise en 1989.
À Schaerbeek, il conduit la liste FDF lors des élections de 1994 et entre au Collège échevinal emmené par Francis Duriau. Son action est particulièrement mise en évidence dans les domaines de l'urbanisme et de la rénovation de certains quartiers.
En 2000, il conduit la liste PRL-FDF qui obtient 16 sièges et accède à la fonction de bourgmestre à la tête d'une majorité PRL-FDF/Ecolo/PS. Durant son premier mandat de bourgmestre, il fait adopter un vaste programme d'assainissement des finances publiques de la Cité des ânes, confrontée à un déficit de 22 millions d'euros en 2001.
Aux dernières élections communales, Bernard Clerfayt avait enregistré un score personnel de 12.654 voix.

Olivier Chastel (MR): Il a été désigné secrétaire d'Etat chargé de la préparation de la présidence belge de l'Union européenne, programmée au second semestre 2010. Il s'agit de la deuxième expérience de ce carolorégien dans un gouvernement. Il a été brièvement ministre de l'Audiovisuel de la Communauté française en 2004.
Olivier Chastel est né en 1964. Il est diplômé en pharmacie de l'Université Libre de Bruxelles en 1987. Conseiller communal à Charleroi depuis 1993, il fait ses première armes parlementaires en devenant député wallon en 1998 lorsqu'il remplace Etienne Knoops. Quelques mois plus tard, il mène la liste libérale pour la Chambre dans l'arrondissement de Charleroi-Thuin et devient député à la Chambre. Il s'investira dans la Commission de l'infrastructure, en particulier dans les dossiers liés à la SNCB, et, en 2002 et 2003, dans la Commission d'enquête sur la faillite de la Sabena.
En mai 2003, il est réélu à la Chambre dans la circonscription du Hainaut. De février à juillet 2004, il devient ministre des Arts et de l'Audiovisuel de la Communauté française, en remplacement de Daniel Ducarme, contraint à la démission à la suite de ses ennuis fiscaux. Il reprendra ensuite son mandat de député après le renvoi du MR dans l'opposition à la Communauté et dans la Régions à la suite des élections régionales de 2004.
Il s'est montré particulièrement actif à Charleroi et, en 2005, il est à l'origine de la divulgation du rapport d'audit sur la société de logement La Carolorégienne, détonateur des scandales qui secoueront la Région wallonne et le PS. A la suite des élections communales d'octobre 2006, il devient premier échevin de la Ville de Charleroi dans une coalition qui rassemble le MR, le PS et le cdH. Il quittera le collège avec fracas en mai 2007, à quelques jours du scrutin fédéral du 10 juin, à la suite de l'inculpation d'un échevin socialiste.
Le 10 juin 2007, il est réélu à la Chambre. Il reste conseiller communal à Charleroi mais laisse son mandat d'échevin à un autre libéral.

Frédéric Laloux (PS): Le nouveau Secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté, Frédéric Laloux, est actuellement Conseiller communal PS et chef du groupe socialiste à la ville de Namur. Il est également attaché au cabinet du ministre Michel Daerden.
M. Laloux est aussi le président de la société de logement "La joie du Foyer" ainsi que de diverses autres ASBL namuroises. Il est administrateur du port autonome de Namur ainsi que de la société wallonne des eaux et de la fédération des mutualistes socialistes de l'arrondissement de Namur.
Affilié au parti socialiste depuis 1991, sa carrière politique démarre en 1995. Il est alors élu Conseiller communal à Namur. De 2001 à 2006, il est échevin des sports, de la logistique et du centre de secours.
Lors des dernières élections communales en 2006, la parti socialiste de Namur connaît un lourd revers et est renvoyé dans l'opposition. Frédéric Laloux redevient alors Conseiller communal.
Originaire de Jambes où il vit toujours, Frédéric Laloux possède une formation d'agent immobilier. Il est le père de deux jeunes enfants.

Julie Fernandez-Fernandez (PS) La nouvelle Secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées est née à Liège le 20 mars 1972, de parents immigrés espagnols.
Après un graduat en communication à la Haute Ecole provinciale Léon Eli-Troclet, à Liège, elle a été collaboratrice à la cellule d'Aide à la jeunesse au Cabinet de Laurette Onkelinx lorsque celle-ci était Ministre-Présidente de la Communauté française. Elle a ensuite travaillé comme assistante parlementaire de Véronique De Keyser et de Jean-Maurice Dehousse, ainsi qu' avec d'Isabelle Simonis. Militante à la section socialiste du PS de Wandre, elle a figuré pour la première fois sur la liste communale du PS liégeois, emmenée par Willy Demeyer, en octobre 2000. Elle a obtenu 747 voix de préférence et est devenue Conseillère communale. Suppléante aux élections régionales de 2004, elle a de nouveau figuré sur la liste socialiste communale en octobre 2006 et doublé son score personnel (1.497 voix). Depuis décembre 2006, elle est échevine de l'Etat-civil, de la population, des mairies de quartier et des cimetières.

Melchior Wathlet (cdH): Le vice-président du cdH, chef de groupe à la Chambre, monte dans le gouvernement Leterme Ier au poste de secrétaire d'Etat au Budget et à la Politique des familles, adjoint au premier ministre Yves Leterme et adjoint de Joëlle Milquet pour la compétence Famille.
Melchior Wathelet Jr est né en 1977 à Verviers, porteur d'un prénom que sa famille transmet depuis plusieurs générations et qu'il a lui-même attribué à l'aîné de ses fils. Son père, prénommé Melchior lui-aussi, a été vice-premier ministre, ministre-président wallon et juge européen. Après des études de droit à Namur et Louvain-la-Neuve, Melchior Wathelet Jr décroche un master en droit européen à l'université britannique de Southampton.
Avocat inscrit au barreau de Liège, il devient parlementaire fédéral en mai 2003, élu dans la circonscription de Liège. En septembre de l'année suivante, il devient chef du groupe cdH et vice-président de son parti.
Candidat aux élections communales d'octobre 2006 à Verviers, Melchior Wathelet est élu au conseil communal. Il se présente en juin 2007 pour un second mandat à la Chambre dans la circonscription de Liège et est élu avec près de 30.000 voix.
A partir de juillet 2007, il participe aux côtés de la présidente du cdH Joëlle Milquet aux négociations pour la formation d'un gouvernement. Il a été pressenti lors de la formation du gouvernement intérimaire Verhofstadt III fin 2007 pour occuper le poste ministériel réservé aux humanistes, qui a finalement échu à l'ancien syndicaliste Josly Piette. Dans le nouveau gouvernement, seule Inge Vervotte (CD&V) est moins âgée que lui, de trois petits mois.