Belgique

Le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé (CD&V), a attiré l'attention jeudi soir sur la possibilité d'une arrivée massive de migrants en transit. À partir de mars 2018, la compagnie de ferry Seabourne Freight rouvre en effet une ligne directe entre Ostende et la Grande-Bretagne, ce qui pourrait créer un afflux de migrants dans la ville côtière.

Le gouverneur plaide dans son rapport annuel pour une approche innovante dans le port d'Ostende en vue du retour de la ligne de ferry. En termes de surveillance, le réseau de caméras de Flandre occidentale, centralisé en 2014, est plus performant puisqu'il inclut à présent les dispositifs privés, sous le contrôle de la police.

Le cabinet du ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) a déjà annoncé un renforcement de la police locale avec l'arrivée de dix personnes supplémentaires. La situation devrait rester sous contrôle, d'après les dernières estimations de la police. "Nous allons suivre la situation au jour le jour. S'il devait s'avérer que le dispositif prévu est insuffisant, nous demanderons des renforts", indique le gouverneur.

Il y a quelques années, Ostende devait faire face à de nombreux migrants en transit. Depuis la fermeture de la ligne de ferry suite à la faillite de Transeuropa Ferries, la situation s'était cependant normalisée. La réouverture de la liaison le 1er mars 2018 pourrait ramener cette situation.

M. Decaluwé craint en effet "un appel d'air". "La situation doit être envisagée dans son ensemble. La gestion du centre-ville et le terrain de la compagnie maritime, c'est une chose, mais il faut également tenir compte des alentours. La rive est, avec ses chantiers navals et ses industries, ses activités de pêche, ses dunes et la commune de Bredene, tout près."

Decaluwé plaide donc pour un travail concerté avec la zone de police voisine Bredene - Le Coq.