"Le lien entre Bruxelles et la Wallonie doit rester indéfectibe", rappelle Demotte

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Belgique

M. Demotte a insisté sur le rôle de garant du lien fort entre les deux Régions qu'il jouait avec M. Picqué


NAMUR Le ministre-président wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS), a rappelé samedi le caractère fondamental du lien entre la Wallonie et Bruxelles, qui doit être maintenu et consolidé, après les propos de son collègue de gouvernement, Jean-Claude Marcourt, socialiste également, dans les colonnes de "La Libre".

"Le lien fort qui unit Bruxelles et la Wallonie est et doit rester indéfectible. Ce lien se traduit notamment par le biais d'un outil institutionnel qui consacre la solidarité entre les citoyens wallons et bruxellois francophones. Si cette institution peut évidemment être amenée à évoluer pour coller au mieux aux besoins de la population, l'existence même du lien entre Wallons et Bruxellois est fondamentale et il doit etre maintenu et consolidé", a déclaré M. Demotte, interrogé par l'Agence Belga.

En 2008, les ministres-présidents wallon et bruxellois, Rudy Demotte et Charles Picqué (PS) ont plaidé pour la création d'une Fédération Wallonie-Bruxelles, appelée à remplacer la Communauté française, afin d'affirmer les liens entre les deux Régions. En avril 2011, une "Commission Wallonie-Bruxelles", réunissant les 4 partis francophones, a décidé de changer la dénomination "Communauté française" en "Fédération Wallonie-Bruxelles" et un mois plus tard, le parlement de la Communauté a consacré ce changement.

M. Demotte a donc insisté sur le rôle de garant du lien fort entre les deux Régions qu'il jouait avec M. Picqué. "Wallonie et Bruxelles doivent pouvoir compter avec les atouts et les forces de l'une et de l'autre pour assurer leur propre développement. C'est en ce sens que Charles Picqué et moi-même avons toujours plaidé. C'est de cette relation de solidarité et de lien fort que tous deux nous nous voulons être les garants", a-t-il expliqué.

Dans "La libre", M. Marcourt a répété son credo régionaliste, fondant la Belgique sur trois grandes Régions (Flandre, Wallonie, Bruxelles), et jugé que la Fédération Wallonie-Bruxelles devait être déconstruite, et puis reconstruite, parce qu'elle "ne correspond plus à rien". "Certes, on peut réfléchir à quatre entités. La Fédération Wallonie-Bruxelles doit être déconstruite puis reconstruite. Déconstruite dans le sens où elle ne correspond plus à rien. L'émergence des Régions est patente, le mouvement bruxellois en est d'ailleurs la plus forte expression".

© La Dernière Heure 2012

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