Belgique Un an après les attentats, le chef de corps de la zone Bruxelles-Ouest fait le point sur le phénomène de radicalisme à Molenbeek.

À la tête de la zone de police Bruxelles-Ouest (Molenbeek, Jette, Berchem, Koekelberg et Ganshoren) depuis 2002, le chef de corps Johan De Becker a accepté d’évoquer l’évolution de la situation du point de vue du radicalisme et de la sécurité à Molenbeek. Pour cet officier supérieur en charge d’un des territoires les plus sensibles du pays, les collaborations mises récemment en place entre le Parquet, les polices fédérale et locale et l’administration communale ont permis de nombreux progrès dans le cadre de la lutte contre le radicalisme. Johan De Becker souligne néanmoins une énième fois les problèmes de sous-effectifs de sa zone et insiste : la sécurité à Molenbeek passera aussi par l’amélioration des conditions de vie de ses habitants.

Pouvez-vous rappeler de combien d’agents dispose la zone et combien manquent ?

"Le cadre organique est de 1.010 personnes, policiers et civils compris et on a aujourd’hui un déficit de 125 personnes. Il faut néanmoins ajouter que dans le cadre du plan Canal, 50 policiers sont mis à disposition. Nous en avons actuellement 46."

En pratique, ce nombre d’agents en renfort reste néanmoins fluctuant…

"Oui, il varie car ces agents peuvent demander à partir de la zone dans le cadre de la mobilité. Le plus petit nombre qu’on a eu à un moment donné était de 24 renforts. On aura bientôt des renforts venant des élèves sortis des écoles et ceux-là devront rester trois ans."

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