Belgique La Belgique va porter sa capacité d’accueil pour demandeurs d’asile à 28.200 places.

Le gouvernement a décidé vendredi de prolonger d’un mois, jusque fin septembre, le déploiement de militaires pour protéger "statiquement" des sites sensibles à Bruxelles placés en "niveau 3" d’alerte, dont les ambassades des pays qui participent activement à la coalition anti-État islamique (EI), ce qui exige d’augmenter les effectifs à 220 personnes.

Après avoir recueilli l’avis du Comité stratégique du renseignement et de la sécurité, le Conseil des ministres a décidé du maintien du déploiement de "maximum 200 militaires" pour les sites et institutions placés en niveau 3, ainsi que vingt autres militaires affectés aux institutions européennes, pour un mois supplémentaire, à partir du 1er septembre.

Le Conseil des ministres a également décidé de créer de nouvelles places d’accueil pour les demandeurs d’asile qui fuient les zones de guerre. Dans les semaines à venir, la capacité totale d’accueil de la Belgique s’élèvera à 28.200 places, a indiqué le secrétaire d’État à l’Asile, Theo Francken.

La Belgique dispose d’une capacité structurelle de 16.200 places, auxquelles il faut ajouter 2.000 places-tampons, les 2.500 places décidées au début du mois et qui seront accessibles à partir du 1er septembre (dans les casernes, les centres existants et au centre rouvert de Holsbeek), 900 places mobiles, ainsi que 3.000 nouvelles places dans le réseau existant, notamment à la caserne d’Elsenborn et via les initiatives locales d’accueil (ILA), accessibles progressivement à partir du 1er septembre. Dans le cadre de l’accueil d’urgence, 1.600 places seront assurées par ailleurs par Médecins sans frontières (MSF) et les Croix-Rouge francophone et néerlandophone.

Tant le Premier ministre, Charles Michel, que M. Francken ont insisté sur l’afflux inédit de réfugiés auquel les pays européens faisaient face. "Ce n’est plus un afflux de réfugiés, c’est un exode du Moyen-Orient vers l’Europe. Nous sommes face à la plus grande opération humanitaire depuis longtemps", a souligné le secrétaire d’État.