Belgique

Le parti socialiste est dans une "dynamique positive exceptionnelle", a estimé dimanche son président Elio Di Rupo, appelant par ailleurs le secrétaire général de l'Interrégionale wallonne de la FGTB Thierry Bodson et son collègue des Mutualités socialistes Jean-Pascal Labille - qui lui avaient suggéré de faire un pas de côté - à "s'occuper de leurs organisations". "Moi, je m'occupe du PS avec tout mon coeur et mon énergie", a souligné M. Di Rupo sur le plateau de L'invité (RTL), précisant tout de même que sa déclaration sur son retrait de la vie politique dans les environs de ses 80 ans constituait "une boutade".

Résolument optimiste, le chef de file des socialistes a affirmé ressentir un réveil puissant chez les militants de son parti. "Nous devons tous pousser dans le même sens pour remporter les élections et reconquérir le coeur des citoyens", a-t-il estimé.

Elio Di Rupo a ensuite déploré "l'arrogance et l'autosuffisance excessive dans le chef du gouvernement fédéral", pointant entre autres ses résultats moins bons que la moyenne des pays de la zone euro en matière de croissance et de création d'emplois. Selon les calculs du socialiste, "entre 200.000 et 210.000 emplois" auraient dû être créés, "il en manque donc 30.000 à 40.000".

L'ancien Premier ministre a également fustigé "l'incohérence" de la politique de l'exécutif actuel en matière d'immigration, dénonçant la baisse des moyens de la coopération accordés aux pays en développement. "Si on veut faire diminuer les migrations économiques, il faut aider les pays où les problèmes se posent."

Interrogé sur la popularité du secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken, M. Di Rupo a estimé qu'il s'agissait d'une situation très particulière. "Francken flatte un sentiment xénophobe de rejet des migrants", a-t-il estimé.