Belgique

L'homme interpellé vers 18 h dans le quartier de Porte de Hal, à Saint-Gilles, alors qu'il circulait dans une voiture contenant deux bonbonnes de gaz a été condamné à une peine de cinq ans de prison pour terrorisme, indique à La DH une source proche de l'enquête.

L'individu a déclaré qu'il n'y avait rien dans l'espace de chargement et a refusé de l'ouvrir alors que les policiers le lui demandaient.

Après vérification de l'identité du conducteur - qui n'a pas été dévoilée, ni par la police ni par le parquet - et parce que la plaque d'immatriculation ne correspondait pas au véhicule, un chien détecteur d'explosif a été amené sur les lieux. L'animal n'a rien décelé d'anormal.

Un important dispositif a été déployé pour vérifier que la voiture ne présente pas de danger, mais l'alerte a été levée, indique un communiqué. "Aucun mécanisme de détonation n’a été retrouvé dans la voiture, ni d’autres explosifs."

Le parquet de Bruxelles est en charge de l'enquête. Elle est en cours afin de déterminer la destination des bonbonnes de gaz et le mobile éventuel du conducteur.


Le conducteur signalé comme radicalisé

Le conducteur du véhicule suspect qui transportait plusieurs bonbonnes de gaz dans son coffre est signalé comme radicalisé, a indiqué jeudi à l'agence Belga le bourgmestre de Saint-Gilles Charles Picqué. L'homme était seul à bord. Le conducteur a brûlé plusieurs feux rouges et les policiers l'ont poursuivi afin de l'intercepter. Ils sont parvenus à l'immobiliser sur le boulevard de Waterloo, au carrefour de la Porte de Hal.

Après contrôle, ils ont remarqué que le conducteur était signalé comme radicalisé. L'individu a refusé d'ouvrir le coffre. Les policiers ont alors pris l'initiative de le forcer et ont découvert les bonbonnes de gaz. L'homme sera auditionné par la police, indique le parquet dans un communiqué.

Après trois tentatives - qui ont entraîné des détonations -, les démineurs sont parvenus a ouvrir le haillon arrière de la camionnette et ont pu confirmer la présence de deux bonbonnes.