Belgique

Un an après le reportage de Pano chez DHL Aviation, qui avait mis au jour le recours à des contrats d'un jour, se succédant pendant des semaines ou même des mois, pour 250 travailleurs, le nombre d'intérimaires a fortement baissé dans cette société. 

Mais, dans d'autres entreprises de manutention aéroportuaire, le recours abusif aux intérimaires se poursuit selon le syndicat ACV Transcom. Le manque de personnel n'est pas structurellement abordé et les inspections promises n'ont pas eu lieu. Le syndicat tire la sonnette d'alarme à la veille du pic de l'été. Ces derniers mois, il y avait une centaine de travailleurs intérimaires embauchés chez DHL Aviation alors qu'il y en avait 250 l'an dernier à la même époque. Le nombre d'ouvriers est passé de 500 à quelque 800.

Mais selon le syndicat, d'autres entreprises de manutention aéroportuaire ou d'activités cargo actives dans les aéroports belges ont recours aux intérimaires pour pallier les pénuries de personnel. "Les abus se poursuivent et causent de la grogne sociale", dit-on.

"Nous passons d'un conflit social à un autre avec des préavis de grève, conciliation, promesses de la direction pour du personnel supplémentaire et on se retrouve à la cause départ", explique Bjorn Vanden Eynde, secrétaire aéronautique à l'ACV-Transcom. "La charge de travail est intenable depuis des mois dans une série d'entreprises. Cela ne peut plus durer".

Le syndicat demande au ministre compétent de prendre des mesures claires pour le travail intérimaire dans le secteur.