Belgique

La direction de Carrefour Belgique et les syndicats se sont réunis mercredi jusque tard dans la soirée dans le cadre du plan de restructuration annoncé en janvier par le distributeur.

 "La réunion fut longue et difficile", d'après Myriam Delmée, vice-présidente du Setca. Un point de blocage s'annonce: la direction refuse de s'engager à ne pas effectuer de licenciements secs, déplore le syndicat socialiste. Depuis l'annonce en janvier d'un plan de transformation pouvant conduire à la suppression de 1.233 emplois en Belgique, les réunions se succèdent entre la direction de l'enseigne Carrefour et les syndicats.

Ce mercredi, deux points étaient à l'ordre du jour: l'organisation du travail et le plan social. Concernant le premier volet, la direction a longuement écouté les contre-propositions des syndicats, notamment quant à la polyvalence des caissières. Elle reviendra dans les jours qui viennent avec ses nouvelles propositions, "sur lesquelles on espère un consensus", a rapporté à Belga Mme Delmée.

La direction a ensuite donné des renseignements "très limités" sur son plan social. Si elle prévoit des prépensions et des départs volontaires, elle refuse de s'engager à ne pas effectuer de licenciements secs, selon la vice-présidente du Setca. "Ce sera évidemment un point de blocage pour les syndicats", prévient-elle.

"C'est la politique des petits pas. On n'est pas du tout au bout du dossier", relève-t-elle de manière plus générale.

De son côté, le porte-parole de l'entreprise Baptiste Van Outryve s'est contenté de parler d'une "réunion constructive", au sujet d'un "dossier complexe" qui va encore durer.

La prochaine rencontre avec les représentants du personnel est prévue le mercredi 23 mai.