Belgique Maxime Prévot a présenté sa mise à jour du Plan infrastructures: un an après le lancement, le rythme des travaux va s’accélérer.

Un an après la présentation de son grand plan de travaux pour remettre le réseau structurant (autoroutes et nationales, seules voiries en charge de la Région wallonne, le reste dépend des communes) dans un état plus convenable, le ministre des Travaux publics Maxime Prévot (CDH) avait invité la presse et les professionnels du secteur à découvrir les mises à jour effectuées sur celui-ci. L’heure était au premier bilan.

Du point de vue de l’édile namurois, le Plan infrastructures est en bonne voie. Dans les chiffres, on peut plutôt voir un démarrage en douceur. Sur les 253 chantiers localisés dans le plan, 14 sont réalisés ou en cours au bout d’un an, 49 vont être lancés en 2017, 79 sont à l’étude et 111 sont à étudier.

"Plus de 99 % des emprunts consentis par la Wallonie ont été investis dans les travaux prévus", insiste le ministre wallon. En attendant, le Plan infrastructures millésime 2017 se voit encore agrandi de près de 40 millions d’euros par rapport à la première mouture.

Comme le précise Maxime Prévot : "Les éventuels mauvais résultats de la taxe kilométrique n’auront aucun effet sur les budgets du Plan infrastructures. C’est la dotation de la Sofico qui en souffrirait." Ça ne semble pas être le cas au vu des premiers résultats.

Outre les routes où fleurissent les travaux pharaoniques (voir carte ci-dessus), le ministre a décidé d’investir 12 % de son plan dans les voies hydrauliques, secteur d’avenir, selon lui. "Je crois aux voies hydrauliques. En termes de développement économique, c’est profitable. Ce n’est pas très vendeur ni sexy mais il y a du potentiel en Wallonie".

Avant d’ajouter: "En 2016, 40 millions de tonnes ont été transportées par voie fluviale. C’est autant de tonnes qui ne sont pas sur les routes et qui n’émettent ni particules fines ni bruit et ne génèrent aucun embouteillage."

L’effort fourni par le ministre trouve grâce aux yeux d’Yvon Loyaerts, directeur de la DGO de la mobilité et des voies hydrauliques. Ce Plan infrastructures et la politique générale menée par le ministre ont donné une considérable bouée à un secteur moribond. "Il y a encore quelques années, nous n’avions pas les budgets pour avancer concrètement certains projets. En 5 ans, nous avons reçu 200 millions supplémentaires. Le budget à la normale est de 70 millions par an. Vous comprenez donc le soulagement."