Belgique

Le rapport sur le fipronil émis en juin 2016 par le Conseil supérieur de la santé (CSS) n'évoquait pas une présence potentielle de l'insecticide dans les œufs, a réagi samedi l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca). 

Le Soir soulignait que l'Afsca n'avait pas organisé de détection du produit chimique fipronil, alors qu'elle avait pourtant été alertée de sa toxicité il y a plus d'un an.

"Nous avons pris cet avis en compte à l'époque. Bien qu'intéressant, il ne nous a rien appris et cela n'a pas changé notre manière de travailler", a précisé un porte-parole de l'AFSCA. "Nous contrôlions bien la présence du fipronil pour les végétaux. Ainsi, sur ces trois dernières années, 3.000 analyses ont été effectuées sur des légumes, épices, thés, miels... et 99,9% des échantillons étaient conformes", a-t-il ajouté.

"Nos tests en laboratoires sont effectués sur la base d'une analyse de risques très complexe qui englobe une captation de signaux. A l'époque du rapport du CSS, il n'y a aucun signal qui nous incitait à également inclure les œufs en vue d'y détecter du fipronil."

De nombreux pesticides sont bien pris en compte, mais, jusqu'il y a peu, pas le fipronil. Ainsi, ces trois dernières années, plus de 1.600 échantillons d'œufs ont été prélevés par l'Afsca afin d'y déterminer la présence d'une cinquantaine de résidus de pesticides, insecticides, fongicides... De 99,6 à 99,8% des échantillons étaient conformes.

Dès le moment où l'Agence a pu constater des traces possibles du fipronil dans les œufs, le monitoring a été renforcé dans toutes les exploitations avicoles du pays, a ajouté le porte-parole sans avancer de précision chronologique.

Les résultats des dernières analyses seront rendus public prochainement.