Les journaux francophones contre toute hausse des recettes publicitaires pour la RTBF

Publié le - Mis à jour le

Belgique

Selon les éditeurs francophones, ce budget va augmenter de l'ordre de 50 millions d'ici 2017


BRUXELLES Les éditeurs de journaux francophones ont mis mardi en garde contre toute tentation du politique de permettre à la RTBF d'augmenter à nouveau la part des recettes publicitaires dans son budget de fonctionnement pour faire face à ses besoins futurs. Auditionné mardi en commission du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur le prochain contrat de gestion (2013-2017) de la radio-télévision publique, le président de l'association des éditeurs de journaux francophones, François Le Hodey, a assuré que pareille décision nuirait considérablement à la presse écrite, dépendante de la manne publicitaire.

"Nous sommes arrivés au bout! Si ça continue, vous allez avoir des catastrophes", a averti devant les députés M. Le Hodey, par ailleurs patron du groupe de presse SAIPM qui édite notamment La Libre et la DH.
Le budget annuel de la RTBF est actuellement d'un peu plus de 300 millions d'euros par an, dont 220 millions assurés par la dotation publique et 65 millions par la publicité.

Selon les éditeurs francophones, ce budget va augmenter de l'ordre de 50 millions d'ici 2017, dont rien que 30 millions pour la masse salariale et l'indexation.

"La Fédération Wallonie-Bruxelles prendra-t-elle en charge cette augmentation?", a demandé M. Le Hodey aux députés. "Car si elle devait être financée par la seule publicité, il y aurait alors un grave danger pour les opérateurs privés", a-t-il lancé.

Pour éviter pareil scénario, il conviendrait "d'arrêter la croissance du prélèvement de la RTBF sur les marchés publicitaires", du moins si elle ne réduit pas la pression qu'elle exerce sur les marchés publicitaires locaux, a insisté M. Le Hodey, pressant le législateur de bien soupeser ses décisions dans ce dossier.

"La manière dont vous pilotez ce navire (la RTBF, ndlr) à des conséquences sur les frégates qui sont autour...", a-t-il fait valoir.

© La Dernière Heure 2012

Publicité clickBoxBanner