Belgique

Le ministre entend les refuges et propose la mise en place de nouveaux outils pour améliorer son unité du bien-être animal.

Suite au scandale révélé, hier, par les responsables des principaux refuges de Wallonie, ces derniers ont fait part, ce mercredi, de leurs revendications au cabinet du ministre en charge du bien-être animal. Pour rappel, les refuges s’étaient déclarés en grève et en guerre suite à la volonté de l’administration d’offrir à un marchand de bestiaux des animaux saisis pour maltraitance en mars dernier à Saint-Denis (Mons) et qui leur avaient été confiés. Ces derniers estimaient que cette décision était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase suite à la gestion calamiteuse du traitement des plaintes pour maltraitance animale.

A l’issue de la réunion, le ministre Di Antonio s’est engagé à prendre des mesures fortes et rapides pour améliorer le fonctionnement et la gestion de la maltraitance en Wallonie. Il a ainsi promis de réformer en profondeur les procédures incriminées du service de l’Unité Bien-être Animal de Wallonie (UBEAW).

Les mesures annoncées par le ministre vont dans le sens des revendications des refuges. Dans un proche avenir, les bourgmestres et leur police locale auront la possibilité de prononcer des saisies d’animaux en se coordonnant directement avec les refuges. Ensuite, toutes les décisions de destination finale concernant les saisies seront désormais prises directement par le ministre après consultation avec les refuges. Enfin, le ministre a confirmé sa volonté de confier définitivement les animaux saisis à Saint-Denis aux refuges qui les ont accueillis et qu’il bloquait ainsi la décision de son administration.

« Au travers de ces nouvelles mesures, le ministre envoie un signal clair à son administration en reprenant la main et donc le contrôle de la situation. Les inspecteurs de l’UBEAW n’auront plus les pleins pouvoirs, ni le monopole du bien-être animal. En affichant clairement sa volonté de collaboration avec les refuges agréés, le ministre Di Antonio reconnait l’importance de leur travail et leur indispensable existence », se réjouit le collectif des refuges tout en restant vigilant et en insistant pour que la mise en place de ces réformes soit rapide.