Belgique

Un conducteur sur quatre ne sait pas quoi faire à l'approche d'un véhicule prioritaire, a indiqué jeudi l'Institut belge pour la sécurité routière Vias sur base d'une enquête menée le mois dernier. 

Les véhicules prioritaires ayant de plus en plus de mal à se frayer un chemin dans la circulation, principalement à Anvers et Bruxelles, les secours comptent "plus que jamais sur le civisme et un comportement adapté des usagers de la route pour éviter de perdre du temps sur la voirie", a indiqué le Major Ledeghen, responsable du service Mobilité des pompiers de Bruxelles. Chaque mois, les accidents impliquant une ambulance font six victimes (blessées ou tuées) en Belgique, selon les chiffres de 2017. 60% de ces accidents se produisent d'ailleurs en agglomération.

Six Belges sur dix ont dû se mettre sur le côté le mois dernier pour laisser passer un véhicule prioritaire. La situation est donc courante, relève Karin Genoe, administrateur délégué de Vias. "La plupart des usagers restent calmes mais 8% avouent être stressés. Le conducteur ne sait pas toujours exactement quoi faire et le véhicule prioritaire perd un temps précieux", précise-t-elle. Les jeunes (22%) sont en outre quatre fois plus anxieux que la tranche 35-54 ans (5%).

"Parfois, à l'approche d'un véhicule prioritaire, des piétons traversent, des véhicules freinent brusquement, les usagers se coordonnent mal, d'autres s'insèrent au milieu d'un convoi ce qui peut aussi occasionner des accidents. Le comportement des conducteurs a une influence certaine sur la vitesse d'action des services d'incendie et de secours", souligne le Major Ledeghen.